Piques et répliques – 2

Quelques réflexions critiques sur tout et rien

5
avr 2011
Posté dans Divers par Dani à 4:42 | Commentaires fermés

Dans la presse et les médias, du 28 mars au 3 avril 2011

Et hop ! Petite sélection hebdomadaire….

 

Sur « Marianne 2″,  le 28 mars 2011 : Le Portugal n’est pas dupe du «plan de sauvetage» européen

La situation est en effet ubuesque. Les plans d’aide aux banques européennes impliquées dans la dette publique continuent « pour gagner du temps ». Rappelons en passant que les banques qui demandent 8 % au Portugal obtiennent des fonds à des taux entre 0 et 1 % auprès de la Banque centrale !

 

Sur les blogs du « Monde diplomatique », le 28 mars 2011 : Le régime d’opinion

La notion d’opinion publique et son mode d’interrogation, le sondage, décortiqués et rendus en petits morceaux.

 

Dans « Le Temps » du 29 mars 2011 : Combien coûte votre campagne ?

Sur la question ultra-taboue du financement des partis et des campagnes politiques en Suisse. Accéder au parlement coûte souvent fort cher. Combien de simples employés pourraient ce payer le droit d’éligibilité ?

 

Dans « L’Hebdo » du 31 mars 2011 : Démocratie modèle et omerta

Un éditorial qui tient un langage clair sur le financement quasi mafieux du système politique suisse. C’est rare… c’est bien.

 

Sur « Marianne 2″, le 31 mars 2011 : Nous vivons dans la société de l’hypocrisie

Société de l’hypocrisie, société de l’oxymore… ‘ En tout cas, nous marchons sur la tête !

 

Sur « Rue 89″, le 30 mars 2011 : Pourquoi la révolte en Syrie peut chambouler le Proche-Orient

Petite géopolitique de la Syrie en perspective d’une éventuelle remise en question du régime.

 

Sur « Rue 89″, le 28 mars 2011 :  Dix idées fausses sur le séisme et le tsunami au Japon

Sur un tel sujet, chacun peut facilement se transformer en « géologue de bistrot ». Alors, petite traque aux erreurs…

 

Bonne lecture !

Daniel    

4
avr 2011
Posté dans Politique par Dani à 12:13 | Commentaires fermés

 L’Hebdo du 3 avril 2011 : Financement occulte des partis : L’insoutenable omerta

http://www.hebdo.ch/financement_occulte_des_partis___omerta_95558_.html

Démocratie corrompue dans Politique

 

Enfin… j’ai vraiment envie de dire : enfin ! Les élections fédérales 2007 avaient été dominées par les millions d’une gigantesque campagne publicitaire du premier parti de Suisse. Sous le choc du macro-marketing-politique, les adversaires de l’UDC avaient un petit peu réagi pendant les semaines qui suivirent en se demandant s’il était bien normal que les moyens financiers des partis soient aussi disproportionnés. Puis, le sujet fut assez rapidement oublié… la presse avait d’autres faits divers à fouetter. Six mois avant l’échéance fédérale suivante, le sujet revient à la une de l’actualité…

Mais il est probablement trop tard. Les élections fédérales 2011 vont pouvoir confirmer, voire amplifier les constats faits en 2007. Le dossier proposé cette semaine par « l’Hebdo » articule quelques chiffres intéressants, basés sur les éléments fournis par Media Focus quant au financement des cinq principaux partis entre 2007 et 2010 : UDC 34 649 000.-, PLR 19 515 000.-, PS 9 260 000.-, PDC 7 770 000.-, VERTS 2 059 000.-.

L’Hebdo précise que ces chiffres ne tiennent pas compte d’un tous-ménages de l’UDC qui a coûté 3,9 millions de francs. Dans ces conditions, en tenant compte de ce dernier élément, l’UDC arrive à 38,5 millions alors que les quatre autres grands partis atteignent ensemble la somme de 38,6 millions. L’UDC dispose d’autant d’argent que l’ensemble de ses adversaires, de droite comme de gauche. Un autre calcul montre que la droite dispose de 65,8 millions alors que la gauche n’a que 11,3 millions. Même si on retire le PDC de la droite (en le plaçant alors au centre), on a encore 58 millions à droite. La disproportion des moyens est stupéfiante.

Omerta, financement occulte… l’Hebdo pose ici les bonnes questions : « La Suisse peut-elle continuer à se croire une démocratie modèle  alors qu’elle dispose d’un des systèmes de financement des partis parmi les plus opaques d’Europe ?« . Et c’est sans évoquer le gigantesque réseau de lobbys économiques qui irradie le palais fédéral… La majorité est régulièrement détenue par un parti bancaire, un parti atomique ou un parti chimique. Ce ne sont pourtant pas ceux qui se sont présentés devant les électeurs…

Bien sûr, on peut toujours soutenir que l’argent ne fait pas gagner une votation ou une élection. Il y a évidemment un lot de contre-exemples qui empêche de faire un lien systématique entre financement et résultat. Cela dit, celui qui a le meilleur porte-voix peut mieux se faire entendre. Disposer de moyens importants, ou carrément dominants, permet d’imposer les thèmes, de fixer l’agenda politique ou encore d’entretenir un certain climat de campagne. Et puis, il faut arrêter d’ergoter : si la publicité ne marchait pas, cela ferait longtemps qu’on aurait renoncé à gaspiller des millions en vain.

Cette particularité de la démocratie suisse est en train de déraper dangereusement et expose à plusieurs dangers :

1) Le secret

Par définition, le secret sur les enjeux importants colle mal avec la démocratie. Les citoyens ont le droit de savoir qui est derrière les décisions prises au gouvernement ou au parlement. L’omerta est le fait de la mafia, pas de la démocratie.

2) L’inéquité

Comme dans le sport, le financement occulte agit ici comme une forme de dopage. On est très loin de l’équité sportive et les meilleurs arguments ne servent à rien s’ils restent confidentiels. C’est même assez immoral.

3) La tentation de la surenchère

Pour se défendre, les partis actuellement défavorisés vont être tentés de mettre beaucoup d’énergie dans des recherches de fonds, au détriment des programmes et de la réflexion. Et nous finirons par avoir des campagnes à l’américain, flonflons et paillettes en prime.

4) La corruption

Celui qui finance en secret un parti politique ne le fait pas gratuitement. Il attend un renvoi d’ascenseur. Cette façon de procéder s’apparente à de la corruption. Combien coûte une décision favorable ?

5) L’influence rédactionnelle

Lorsqu’un parti devient un annonceur important dans les médias, il finit par avoir une influence sur le contenu rédactionnel. Pas explicitement, mais par effet d’autocensure. Difficile de sortir un scandale si on prend le risque de perdre une partie du budget du journal…

 

Combien ont déjà baissé les bras ? La publication des comptes serait facilement contournable, le financement public inacceptable pour les électeurs, des fondations et comités de soutien feraient diversion… Arguments d’autant plus faciles qu’on n’a tout simplement pas essayé de moraliser le système !

Et puis, il y a bien évidemment tous ceux qui n’ont pas envie de changer parce qu’ils sont les gagnants du système. L’UDC, d’abord, mais aussi le parti libéral-radical. Son secrétaire Stefan Brupbacher, cité par l’Hebdo : « Il n’y a que le président Fulvio Pelli et moi qui connaissons la provenance des fonds« . Comme je n’aimerais pas être militant ou candidat d’un parti dont on ne peut pas savoir s’il est financé par des gens peu fréquentables…

Il existe pourtant des voies qui pourraient être explorées, afin de revenir à une démocratie qui ne dérive pas vers la ploutocratie. Mais cela demandera du courage et de la volonté… Et comme ces qualités sont souvent à vendre, la démocratie risque bien d’être corrompue.

Daniel

1
avr 2011

24 heures, Le Temps et 20 minutes – 1er avril 2010

Vendre la vignette avant de l'avoir votée ! vignette-suisse-2011

 

L’automobiliste est inquiet : la manchette de « 24 heures » annonce que la vignette autoroutière passera à 100 francs et « Le Matin » complète l’info-digest-edipresse avec des pendulaires « dindons de la farce« . Mais ce n’est pas une farce de 1er avril…

De mon côté, je m’inquiète de savoir ce qui pousse les rédactions des journaux à ne plus faire aucune distinction entre les décisions et les propositions, entre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif, entre les temps de l’indicatif et ceux du conditionnel. J’envisage deux explications possibles :

1) Les rédacteurs qui rapportent sur les sujets politiques ne connaissent pas les institutions suisses (variante : les articles sont en fait rédigés par des sous-traitants sous-payés dans un pays lointain…).

2) Les rédacteurs font exprès de présenter ces propositions comme des décisions définitives pour « allumer » les lecteurs, convaincus que de simples propositions n’auraient aucun intérêt pour eux ou ne seraient pas comprises.

« 24 heures » titre « la vignette auto à 100 francs, symbole des sacrifices à venir » et complète avec un sous-titre très affirmatif : « Les moyens manquent pour les infrastructures. Les usagers passeront à la caisse« . Les premiers paragraphes de l’article ne remettent pas en question cette première impression et confirment que « la vignette autoroutière passera de 40 à 100 francs, probablement en 2015« . Un encadré à côté de l’article ne doute pas non plus et répète une troisième fois la même affirmation indubitable.

C’est là qu’il faut reprendre le fonctionnement du système législatif suisse. En fait, ces affirmations péremptoires de « 24 heures » correspondent à des PROPOSITIONS du conseil fédéral. Elles sont envoyées en consultation auprès des cantons et des divers milieux concernés. Ceux-ci pourront faire des remarques, dont le Conseil fédéral tiendra ou non compte (l’occasion de nouveaux titres infondés ?), puis celui-ci transmettra le dossier aux chambres fédérales qui statueront. Si l’assemblée fédérale accepte ces PROPOSITIONS, elles pourront encore être combattues devant le peuple par la voie du référendum. On est donc aujourd’hui très loin d’une décision définitive… n’en déplaise à ces présentations par trop simplistes.

Le journaliste de « 24heures » semble l’avoir tout de même compris, puisqu’il évoque, à partir du quatrième paragraphe, une « proposition« , puis la mise « en consultation jusqu’au mois de juillet » avant de ne pas exclure que le peuple puisse « tranche par référendum« . Mais ce journaliste sait aussi bien que moi que si tous les lecteurs parcourent les titres d’un journal et presque tous prennent connaissance des sous-titres, seule une minorité des articles seront ensuite vraiment lus et très peu le seront jusqu’au bout. Il y a donc désinformation manifeste de tous les lecteurs qui auront décidé, sur ce thème, de ne lire que les titres et les débuts d’article.

Et quand on sait que l’UDC et le PLR ont rapidement manifesté leur opposition à ces projets, quand on sait qu’une initiative de l’ATE prévoyant d’autres solutions est dans les tuyaux et que le parlement va être complètement renouvelé par les élections fédérales d’octobre 2011 (sans parler du Conseil fédéral…), on peut mesurer toute l’étendue de l’incertitude qui plane encore autour des projets du Conseil fédéral.

Cela n’empêche pourtant pas un titre du « Temps« , un journal réputé plus sérieux sur les questions politiques, d’être tout aussi certain du prix futur : « La vignette passera à 100 francs en 2015« . Si le premier paragraphe semble se préparer à laisser planer un très léger doute avec « la vignette autoroutière coûtera en principe deux fois et demie plus cher dès 2015« , quelques lignes suffisent à revenir à « cette décision« . Pour le coup, j’ai l’impression que le rédacteur du Temps a moins bien compris l’affaire que celui de « 24 heures« .

Au fond, c’est peut-être « 20 minutes » qui va le mieux s’en sortir. Après un titre en fanfare – « Adeptes de la route ou du rail, tous à la caisse !« , le gratuit propose un sous-titre qui laisse tout de même une place à l’incertitude : « Billets de train et vignette plus cher, baisse des déductions fiscales : les mesures de financement des transports se précisent« .Puis il reprend tout simplement la dépêche de l’ATS qui, dès le premier paragraphe, énonce que les projets de Doris Leuthard « ont été mis en consultation« . Un « 20 minutes » qui embrouille moins que « 24 heures » et « Le Temps« … A la place des responsables des journaux payants, j’aurais honte !

Quant à moi, je sais que je vais comme d’habitude entendre plusieurs personnes me dire que « la vignette passera à 100 francs« , que « c’est décidé« , « sûr » et qu’elles l’ont « lu dans le journal« . Si j’ai la patience nécessaire, j’expliquerai que non, et que des journalistes se paient la tête de leurs lecteurs.

Daniel

29
mar 2011
Posté dans Divers par Dani à 1:05 | Commentaires fermés

Dans la presse et les médias, du 21 au 27 mars 2011

Et voici une petite sélection de la semaine passée :

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Sur Slate.fr, le 24 mars 2011 : Quelle est la différence entre un tsunami et un raz-de-marée ?

Des explications bienvenues sur les tsunamis et les raz-de-marées, mais aussi sur les vagues scélérates.

 

Dans « Le Temps » du 25 mars 2011 : Des centrales nucléaires à la sûreté inégale

Petit panorama des centrales dangereuses. A votre santé !

 

Sur « Domaine public », le 27 mars 2011 :  Aménagement du territoire: un fédéralisme à géométrie variable

L’argument fédéraliste sert trop souvent de frein à main pour ceux qui veulent bloquer des projets progressistes. Et ils oublient très vite le fédéralisme quand cela les arrange…

 

Dans « Le Monde » du 26 mars 2011 : Comment les métaphores programment notre esprit

L’homme n’est pas un animal rationnel et la façon de présenter les choses jouent un rôle non-négligeable dans la formation de l’opinion. De quoi réfléchir sur le rôle des médias…

 

Dans « Le Monde » du 25 mars 2011 : Fukushima, silences coupables

N’allez pas croire que c’est différent dans d’autres pays équipés de centrales nucléaires…

 

Sur Agoravox, le 22 mars 2011 : Nous ne venons ni protéger, ni porter assistance au peuple libyen

Pour ou contre l’intervention des occidentaux en Libye ? Mieux vaut en tout cas ne pas être trop naïf…

 

Sur Slate.fr, le 22 mars 2011 : De la propagande en temps de guerre

Petite leçon de communication politique autour de la guerre en Libye.

 

Sur « Marianne 2″, le 27 mars 2011 : Sophia Aram et les électeurs FN, une maladresse bienvenue ?

Ces pauvres gens, abandonnés de la gauche bobo et de la droite élitiste, et qui tombent dans les filets du Front national… pourraient-ils aussi être tout simplement des « gros cons » ? La posture victimaire doit être réfléchie un peu plus… aussi en Suisse !

 

Bonne lecture !

Daniel

27
mar 2011
Posté dans Politique par Dani à 1:39 | Commentaires fermés

Le Temps du 26 mars 2011 : «On ne peut pas simplement dire qu’on ne veut plus de nucléaire»

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/dbad5760-5726-11e0-ae8b-60a459f1b9e3/On_ne_peut_pas_simplement_dire_quon_ne_veut_plus_de_nucl%C3%A9aire
Dark Leuthard, la face cachée ! dans Politique 67698-nucleaire-radiationdark_vador_reveil dans Politiquedoris_leuthard

 

Le Temps publie ce samedi une interview sur une page entière de la ministre de l’énergie Doris Leuthard. Pour ma part, j’ai eu la chance de rencontrer l’ombre qui la suit partout, le côté obscur de la ministre, Dark Leuthard… sa face cachée ! C’est une rencontre très intéressante, dans la mesure où Dark Leuthard s’exprime très différemment de la conseillère fédérale, en ne souriant jamais, très franchement, sans chercher à cacher quoi que ce soit et surtout… sans langue de bois !

Voici donc l’interview de Dark Leuthard, basée sur les mêmes questions que celles posées par « Le Temps » :

(Dans l’idéal, il vaut mieux lire d’abord l’interview de la face visible de la ministre…)

La catastrophe de Fukushima a-t-elle ruiné la confiance de la ministre de l’Energie dans le nucléaire ?

Oh non… qu’allez-vous imaginer là ? Nous n’avons en fait jamais pris au sérieux les risques de l’énergie nucléaire. Les accidents n’ont lieu que dans des pays dirigés par des bureaucraties communistes ou dans ceux qui construisent sur les limites des plaques tectoniques. La Suisse n’appartient à aucune de ces deux catégories. Mais nous devons quand même faire semblant de nous y intéresser… N’oubliez pas qu’il y aura les élections fédérales en octobre 2011 !

Le Conseil fédéral n’a-t-il pas surestimé la sécurité des centrales ?

Bof. Franchement, tout ça, c’est le problème des experts. Si les experts se trompent, c’est de leur faute, pas de la nôtre. En tout cas, moi, je n’y suis pour rien.

Après Tchernobyl, on a dit: «Cela ne peut pas arriver chez nous.» Que dites-vous après Fukushima ?

Mais c’est pareil. Les Japonais sont tout aussi nuls que les Soviétiques. Nous, on est bien meilleurs ! Ce n’est évidemment pas le moment d’aller raconter ça à la radio ou à la télé, mais vous pouvez compter sur moi : sitôt que tout  sera un peu oublié, on reviendra de toute manière au nucléaire.

Vous parlez de tremblement de terre, mais la catastrophe de Fukushima a été provoquée par un tsunami. Or, il n’y a aucun risque de tsunami en Suisse. N’est-on pas en train de surréagir ?

Bien sûr… on est complètement dans l’émotionnel, on voit des images horribles et on peint le diable sur la muraille. Et comme nous savons à quel point le peuple est sensible à l’émotionnel (souvenez-vous des minarets !), nous sommes bien obligés de faire semblant de nous apitoyer aussi. Mais l’important, c’est de garder le sourire !

Le point faible en Suisse pourrait être la centrale de Mühleberg. Ses exploitants doivent-ils s’attendre à ce que sa fermeture soit ordonnée ?

Mais chuuuut ! Ne prononcez pas ce nom, pas maintenant ! La centrale de M. est vieille et complètement pourrie, mais comme est les meilleurs, on va réussir à colmater comme des bêtes pour en tirer encore du jus pendant quelques années. C’est un sujet que nous devons mettre un peu de côté jusqu’à ce que le thème « Fukushima » sorte du champ médiatique. Vous savez, ça va assez vite. Tenez, qui parle encore de la plateforme pétrolière de BP dans le golfe du Mexique ?

La procédure d’autorisation des nouvelles centrales est suspendue. Jusqu’à quand ?

C’est une affaire de timing… dont j’ai chargé mes « spin doctors ». Il leur faudra décider du moment optimal en fonction du facteur oubli et du coût lié à l’attente. On optimise !

La population s’est exprimée de justesse en faveur du nucléaire ces dernières années. Pensez-vous que, après Fukushima, il subsiste la moindre chance politique de faire accepter une nouvelle centrale ?

Mais bien sûr ! C’est d’ailleurs exactement ce qui s’est passé après Tchernobyl. Cela prend un peu de temps (et le temps, c’est de l’argent !), mais en y mettant des moyens et en recourant à un lobbyisme actif, rien n’est impossible. Je suis confiante… et souriante.

Dans quelle mesure est-il nécessaire de trouver des solutions communes en Europe ?

Décidément, vous avez l’art de mettre les pieds dans le plat. Qu’est-ce que vous venez parler d’Europe alors qu’on est en pleine campagne électorale ? Vous voulez faire le beurre de l’UDC, pour qu’ils nous piquent encore des sièges ? Ne le répétez pas, mais nous sommes déjà dans l’Europe électrique… et nous faisons des affaires du tonnerre, par exemple en achetant du courant nucléaire pas cher la nuit à la France pour faire remonter de l’eau dans des lacs de barrages et nous  vendons ensuite du courant cher aux heures de pointe à l’Italie…Tout bénéfice !

Ne sera-t-il pas trop coûteux pour les promoteurs de construire une nouvelle centrale nucléaire ?

Mais on s’en fout ! Vous savez, en fin de compte, c’est le consommateur qui paie…

Quelles solutions de rechange voyez-vous pour le nucléaire ?

Pourquoi tenez-vous donc tant à des solutions de rechange ? Je vous ai pourtant bien expliqué ! Puisque vous insistez, je vous donne une piste : on augmentera le coût de l’électricité de consommation privée des ménages ou celle des PME… mais pas question d’embêter les grandes entreprises !

Ces mesures pourraient-elles remplacer une centrale nucléaire ?

Aujourd’hui, je dois répondre publiquement oui.  Mais demain…  Hé hé !

Quelles énergies renouvelables vous paraissent-elles les plus prometteuses ?

Décidément, vous êtes têtu !  On ne va pas remplacer le nucléaire, on va faire du nucléaire + plein d’autres choses. Du moment que cela rapporte, comme le pompage-turbinage, il n’y a pas de raison de se gêner.

Et les centrales à gaz ?

Je n’aime pas beaucoup l’odeur du gaz… mais si le rendement financier est bon, c’est tout bon !

Les centrales à gaz sont-elles compatibles avec la loi sur le CO2 votée par le Conseil des Etats ?

Ah… ceux-là… quels emmerdeurs ! Voilà qu’ils veulent tout à coup de préoccuper du climat. On s’était pourtant mis d’accord, c’était les pays lointains qui devaient se prendre la tête avec ça. Mais ne vous inquiétez pas : les spin doctors et les lobbyistes vont nous trouver une manière de contourner tout cela.

Le rehaussement du barrage du Grimsel et l’implantation d’éoliennes se heurtent à des oppositions. Ne faudrait-il pas restreindre le droit de recours ?

Vous avez décidé de faire le tour de Suisse des casse-pieds.  Nous sommes obligés de les supporter, mais on trouvera bien un moyen de les convaincre… comptez sur mes spécialistes !

Vous avez repris les rênes du DETEC avec l’image d’une pro-nucléaire. Mais vous pourriez entrer dans l’histoire en tant que ministre de l’abandon du nucléaire. Comment vivez-vous cela ?

C’est tout le problème quand on a été repéré, on n’arrive plus à se défaire d’une mauvaise réputation. Et pourtant, vous ne vous imaginez pas comme j’essaie de tout faire pour être la plus discrète possible. Par exemple, je n’ai jamais déposé d’interpellation parlementaire dans ce domaine.  Mais vous savez, l’important reste que je travaille à la manière de remettre sur la table le plus vite possible l’énergie nucléaire. Je ne souhaite pas être la ministre de l’abandon du nucléaire…

Propos recueillis par Daniel

26
mar 2011

Le Temps du 25 mars 2011 : Tous intégristes ?

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/50a02912-565f-11e0-b6c6-68bccd0f387a/Tous_int%C3%A9gristes

Après les simplismes, les preuves d'ignorance ? prise-de-tete

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A force de chroniques plus pitoyablement simplistes les unes que les autres, elle est devenue en quelque sorte « la tête de Turc » de mon blog. Mais, comme si cela ne suffisait pas, la voici qui passe sans complexe des raisonnements les plus simplistes à l’aveu d’une ignorance crasse dans un domaine où elle prétend donner une leçon. C’est chaque vendredi, dans un journal qui se veut « de référence » : la chronique de Marie-Hélène Miauton, capable de provoquer tour à tour un gigantesque éclat de rire ou une crise d’urticaire. Le titre du jour fait déjà peur : « Tous intégristes ? » On s’attend au pire…

Mme Miauton semble beaucoup s’inquiéter des révoltes dans le monde arabe. Pour être tout à fait clair, je ne peux pas lui donner tort sur ce point précis : si la contestation des diverses dictatures est forte dans les grandes villes, on peut redouter qu’elle ne le soit pas partout dans le pays. Un peu comme la révolution de 1848 en France, qui avait vu l’établissement de la IIe République, mais qui avait été suivie rapidement d’une victoire des conservateurs et des royalistes au parlement et de l’élection de Louis-Napoléon Bonaparte (futur empereur Napoléon III) à la présidence de la République. Un scénario qui verrait des alliances entre hiérarchie militaire et islamistes confisquer la démocratie n’est donc pas à exclure.

Mais la chroniqueuse pense être une des seules à voir les choses ainsi… ou presque. Selon elle, il y a de « nombreux commentateurs » qui font preuve du plus parfait angélisme face aux évolutions du Moyen-Orient. Je trouve d’ailleurs  extraordinaire cette tendance de plusieurs chroniqueurs de s’adresser ainsi régulièrement à « certains« , « des commentateurs« , « les beaux esprits », « l’intelligentsia« , « les intellectuels bien-pensants« , « les uns » et tant d’autres. Mme Miauton n’est pas la seule à pratiquer ainsi : son garde du corps Philippe Barraud a réussi à produire un texte assez exemplaire par sa capacité à s’en prendre ainsi à des adversaires anonymes…

Bref, Mme Miauton s’attaque donc à ces « nombreux commentateurs » et elle décide de leur prodiguer un cours d’histoire sur l’inquisition, les Lumières, la propagande anticléricale et des « événements que l’on oublie en outre de resituer dans le contexte d’époques (…) ». Au fond, son souci est de montrer que, contrairement à l’avis de « certains » (bien sûr !), et contrairement à l’Islam, « la religion chrétienne a encouragé un respect assez moderniste de la femme« . Je ne discuterai pas sa thèse, parce que j’estime être incompétent dans ce domaine. Mais je souhaite toutefois mettre en évidence l’un des propos de celle qui prétend donner un cours d’histoire aux lecteurs du quotidien :

« Certains considèrent en effet que les chrétiens auraient réservé au sexe faible à travers les âges un mépris équivalent à celui des musulmans, qui ont pourtant inventé la polygamie, le port du voile, l’enfermement ménager, l’excision, voire la lapidation« .

- La polygamie est permise par la Torah et on rencontre d’ailleurs plusieurs polygames dans le texte de la Bible hébraïque (Abraham, Jacob, Salomon,…). Ce texte date de plus de 1000 ans avant Mahomet, le fondateur de l’Islam.

- Le port du voile pour les femmes était déjà connu dans l’antiquité (rappel : l’Islam n’apparaît qu’au VIIe siècle après J.C., au Moyen-âge).

- L’excision est aussi une coutume très ancienne et n’a pas de rapport direct avec l’Islam (elle a été d’abord pratiquée par des animistes, et elle l’est d’ailleurs encore par une partie de ceux-ci).

- La lapidation : il faut vraiment n’avoir jamais lu la Bible pour ignorer que la lapidation existait longtemps avant notre ère. Même des enfants lisant la Bible en bande dessinée le savent !

Encore une fois, il n’est pas question ici pour moi de discuter le fond de la question ou de me positionner sur la comparaison proposée (à la hussarde) par la chroniqueuse du Temps. Mon propos est de questionner la place d’un propos aussi incroyable dans un journal réputé sérieux. Je ne sais pas comment Mme Miauton réussit à écrire de pareilles énormités, ni comment « Le Temps » peut les laisser passer sans rien dire. Si j’avais un conseil à donner, ce serait de faire relire ses textes par des personnes habituées à d’autres lectures que des résultats de sondages.

Daniel

22
mar 2011
Posté dans Divers par Dani à 12:41 | Commentaires fermés

Dans la presse et les médias, du 14 au 20 mars 2011 

Et voici, comme à l’accoutumée, une petite sélection hebdomadaire :

 

Sur « Domaine public », le 16 mars 2011 : Imposition des entreprises: pour sept milliards de francs suisses

Une perte fiscale de 7 milliards alors que la population n’en avait pas été informée lors de la votation. Mais on s’en fiche, on continue… la démocratie, c’est valable pour les minarets, pas pour les finances publiques.

 

Sur Largeur.com, le 15 mars 2011 : Atome, sweet atome

Petite chronique sarcastique autour des atermoiements nucléaires helvétiques.

 

Dans « Le Temps » du 14  mars 2011 : « il ne faut pas surestimer le pouvoir libérateur du Web »

Intéressante interview du chercheur Evgeny Morozov qui douche un peu l’enthousiasme naïf autour des révolutions à la sauce « réseaux sociaux »

 

Dans « Le Monde » du 16 mars 2011 : L’énergie est politique

De manière très synthétique, Hervé Kempf montre que notre système se craquèle… L’accident japonais n’en est que le dernier symptôme.

 

Sur « Domaine public », le 15 mars 2011 : Economiesuisse et l’Union suisse des arts et métiers ont perdu la raison économique

Les lobbys économiques sont rationnels avec leurs propres intérêts, mais très irrationnels quand il s’agit de la politique énergétique.

 

Dans « Le Temps » du 17 mars 2011 : Le changement climatique défie le nucléaire

Pour ceux qui seraient encore sensibles à l’argument d’une énergie nucléaire comme parade au changement climatique.

 

Bonne lecture !

Daniel
 

18
mar 2011

Elections communales lausannoises : remarques d’un commentateur dilettante de la chose publique

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Billet invité 

Voici un billet proposé par un collègue à propos des résultats des élections communales à Lausanne le weekend passé. Je vous souhaite une bonne lecture !      Daniel

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Désordre local pour un ordre global

Citoyen lausannois, j’ai voté par correspondance et j’ai été chercher les résultats officiels du scrutin du 13 mars 2011 pour l’élection du Conseil communal de Lausanne.

La première chose qui saute aux yeux à la lecture de la liste des sièges obtenus, c’est l’absence de « petits » partis ou d’indépendantEs.Qu’on se le dise : il y a peu de place pour la dissidence. Cinq partis « squattent » l’hémicycle. La personnalité peut s’exprimer : oui ! mais au sein d’un parti… Cette voix discordante, qu’elle me fasse un peu peur comme celle de « Lausanne Libre » avec son discours foireux du « ni de droite ni de gauche » et ses 20’910 suffrages ou qu’elle cherche à s’exprimer par le « Parti Pirate » (18’297 suffrages), n’a pas droit de cité. Zéro siège obtenu.

Même le « Parti vert’libéral » et sa tentative de réconcilier les idéologies écologiste et libérale, avec ses 91’533 suffrages, est exclu du cénacle. Les plus petites formations au niveau communal qui représentent la population, « La Gauche » ou l’UDC, totalisent 13 ou 14 éluEs. Autant pour la diversité des problématiques, la pluralité des opinions. Tu te soucies de la classe moyenne, tu votes PSL. Tu as des préoccupations d’ordre économique, tu votes PLR. Tu t’inquiètes pour les pâquerettes, tu votes Verts. T’es pas raciste, mais tu veux défendre d’abord ceux de ta race, tu votes UDC. Tu t’intéresses à la marge, à l’exploitation, à la solidarité institutionnelle, tu votes « La Gauche ».

Séduisant, non?

Passé l’effroi de la constatation de la stérilité du terreau politique, j’ai regardé les résultats individuels des 100 personnes élues. Deux surprises dans ce classement. Outre la première place d’Oscar Tosato (PSL) avec 8’608 suffrages et la deuxième place de Olivier Français (prime aux sortants), on note la relative contre-performance du Syndic Daniel Brélaz qui se place en 7e position. Seulement avec un modeste 6’489 suffrages. Pas de polémique.

La seconde surprise des résultats du week-end, c’est le mauvais score de l’UDC. Perspective réjouissante, si l’en est; même si les élections du Conseil communal de Lausanne présentent certains biais (sensibilité urbaine, romande…). Le meilleur élu du parti du bouc n’arrive qu’à la 71e place avec 4’294 suffrages et le vociférant Claude-Alain Voiblet à la 75e avec seulement 4’222 suffrages. Un peu moins que la moitié du résultat d’Oscar Tosato.

Que dire du 100e Conseiller communal et son misérable 2’879 suffrages. Sur 2’295’010 suffrages exprimés! Sur 290’456 obtenus par son parti ! Sur 23’612 votants qui peuvent accorder deux fois leur confiance à la même personne ! Faible ancrage populaire pour un tel pouvoir de nuisance.

La légitimité des urnes permet-elle ce « hold-up » du débat politique et social par les représentantEs du parti le moins bien élu, auquel on assiste en ce moment sous nos yeux ébahis ? Les défis auxquels nous faisons face autorisent-ils qu’on laisse polluer les discussions par la méfiance systématique, par la peur tacite, l’égoïsme masqué ? Les enjeux de la situation sont-ils si peu importants qu’on accepte de concevoir et de mettre en oeuvre des solutions qui sentent le souffre, qui visent à éluder les problèmes, à désigner des boucs émissaires; solutions qui ont d’ailleurs largement fait la preuve de leur nocivité.

Durant cette législature, va-t-on gérer de la pathologie sociale et humaine (clin d’oeil à Claude Bourguignon) ou va-t-on faire de la politique ? Si tant est qu’on puisse en faire dans un organe législatif ?

 

Régis, sur une idée d’Anne

16
mar 2011

A propos des moratoires décidés précipitament par des dirigeants pourtant pro-nucléaires

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/79e278aa-4e28-11e0-8142-b21198a5c286/Doris_Leuthard_d%C3%A9cr%C3%A8te_un_moratoire_sur_les_centrales_nucl%C3%A9aires

Nucléaire : un aveu... mais lequel ? dans Politique 0877c561_article-fukushima-420x0 dans Politique

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Il y a moins d’une semaine, l’énergie nucléaire était encore selon la majorité de nos gouvernants (et notamment notre ministre de l’énergie, Mme Leuthardt) une solution d’avenir pleine de promesses. Le conseil fédéral se préparait à développer à nouveau la filière. Las… les souvenirs de Tchernobyl viennent d’être ravivés par la catastrophe au Japon.

Bien sûr, comme on a pu dire que la catastrophe en Ukraine était due à l’incurie de « l’administration communiste », on  expliquera cette fois que l’accident est dû à la situation très particulière du Japon sur une zone tectonique de subduction  très propice aux tremblements de terre. Il y a toujours une explication. Cela me rappelle furieusement ces élèves qui expliquent leur échec par la méchanceté du prof, par un mauvais conseil de leurs parents, par un événement imprévu, voire par la météo… sans jamais envisager de remettre en question leur méthode de travail ou leur propre gestion du temps.

Or, il faut bien le dire et le redire : l’énergie nucléaire est un grand bricolage ! On enclenche une réaction en chaîne atomique, puis on la maintient à un certain niveau d’activité par divers systèmes de contrôle et de refroidissement. On installe même des systèmes de contrôle pour c0ntrôler les systèmes de contrôle qui contrôlent le système… Mais on n’est jamais complètement à l’abri d’une erreur humaine (Tchernobyl) ou d’une catastrophe nucléaire (Fukushima). Evidemment, la Suisse n’a pas une « administration communiste » et ne risque pas le Tsunami. Très bien. Alors, quels peuvent être les imprévus chez nous ? Il y en a toujours… Mais avec une réaction en chaîne nucléaire, les conséquences peuvent être hors de proportion.

Toujours est-il que, tout à coup, la catastrophe au nord-est du Japon entraîne tout à coup des décisions de moratoire ou de report dans des pays européens, notamment en Suisse et en Allemagne. Ceux qui prennent ces décisions sont les mêmes que ceux qui nous assuraient la semaine passée que tout allait bien. Alors quoi ?

Alors… c’est un terrible aveu !  Mais lequel ?

Plusieurs possibilités :

1) Nous ne savions pas qu’il y avait tant de danger

Variante : nous ne pensions pas qu’une catastrophe naturelle pouvait mettre en panne le système de refroidissement. Dans ce cas, nous avons affaire à des dirigeants inconscients et imprévoyants. Peut-être qu’ils ne se sont jamais vraiment intéressés au fonctionnement et aux dysfonctionnements possibles de la technologie qu’ils nous vendaient.

ou

2) Nous décidons un moratoire, mais dès que les passions seront retombées, on remettra le nucléaire sur le tapis

C’est en définitive ce qui s’est passé après Tchernobyl. Il a fallu attendre que l’ambiance se refroidisse pour proposer à nouveau un développement du parc de centrales. Il en va de même avec les forages pétroliers off shore. De nouveaux projets sont en route, la catastrophe du golfe du Mexique tendant (déjà) à s’estomper. Dans ce cas, nous avons affaire à des dirigeants parfaitement cyniques occupés à poursuivre leurs projets (souvent très lucratifs) en dépit des intérêts légitimes des populations concernées.

ou

3) C’est pas notre faute, nous n’avons fait que suivre les mots d’ordre des lobbys

Cet aveu consisterait à admettre que les pro-nucléaires sont en téléguidés par les lobbys de l’industrie nucléaire qui mettent suffisamment d’argent sous la table. La question du danger devient secondaire, sauf quand on est sous les feux de la rampe… par exemple à l’occasion d’une catastrophe. Dans ce cas, nous avons affaire à des vendus aux intérêts privés.

 

Quelque soit l’aveu, nos autorités pro-nucléaires sont en cause : soit par inconscience, soit par cynisme, soit par affairisme. Si ce n’était pas le cas, elles continueraient à affirmer que tout va bien pour le mieux dans le meilleur des mondes atomiques et on devrait au moins leur concéder la cohérence et la consistance (certains persistent contre les vents contraires, ils ont au moins ce mérite). Peut-être qu’à ceux-là il faudrait une catastrophe très proche et plus directement menaçante  ?

Alors, à l’occasion des élections fédérales d’octobre, est-ce que nous élirons des inconscients, des cyniques, des affairistes… ou est-ce que nous envisagerons de donner plus de poids politique à d’autres ?

Daniel 

15
mar 2011
Posté dans Divers par Dani à 10:25 | Commentaires fermés

Dans la presse et les médias, du 7 au 13 mars 2011
Semaines chargées… peu de véritables billets, alors quelques liens issus de la semaine écoulée :

 

Sur Commentaires.com, le 8 mars 2011 : Explosion démographique, notre démocratie en panne

Un questionnement qui échappe délibérément au débat politique. On va jusqu’où comme ça, sans réfléchir ?

 

Dans « Libération »  du 7 mars 2011 : Appeler racistes les racistes

Voilà ce qui manque aujourd’hui, le courage de nommer les choses par leur nom. Pas forcément interdire, nommer.

 

Sur Domaine public, le 9 mars 2011 : Faire de la Constitution une question prioritaire

Petite explication pédagogique de la relation entre loi et constitution au niveau fédéral suisse.

 

Dans « Le Courrier » du 12 mars 2011 : Le prix du passeport suisse

La crispation sur les naturalisations atteint le Conseil fédéral. Est-il vraiment nécessaire d’y envoyer des socialistes pour faire ce sale boulot ?

 

Dans « Le Temps » du 10 mars 2011 : Le PLR est-il libéral ?

Le parti libéral radical remis proprement à sa place par un Vert. Joli florilège !  A quand les Verts remis en place par un PLR ?

 

Sur « Diner’s room, work in progress », le 11 mars 2011 : Présidentielles 2012, Marine Le Pen n’est pas le petit poucet

L’hypothèse de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle française apparaît comme une impasse favorisant l’un ou l’autre des autres candidats. Voici pourtant l’exposé d’hypothèses qui ne sont pas complètement improbables. A prendre en compte.

 

Bonne lecture !

Daniel  

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