Le Parti-Mensonge a encore frappé !
Une annonce de l’UDC parue dans « 24 heures » du 1er juillet 2011 : « Ivan S. peut continuer de violer ! »
Les rois du mensonge remettent ça ! Dernièrement, l’UDC avait déjà publié une annonce parfaitement mensongère dans laquelle elle accusait ses adversaires d’avoir imposé des décisions fiscales pourtant dûment adoptées par le peuple en votation populaire. Plus loin que la simple démagogie, le gros mensonge éhonté. « Plus le mensonge est gros, mieux il passe » comme disait un expert en la matière, un certain Joseph Goebbels.
Et cette fois, c’est encore pire.
Le 28 novembre de l’an passé, l’initiative de l’UDC « pour le renvoi des criminels étrangers » a été acceptée en votation. Ce texte inséré dans la constitution n’étant toutefois pas assez précis, il doit donc être précisé dans une loi d’application. Il stipule par exemple que les coupables de « trafic de drogue » doivent être expulsés à l’issue de leur peine. Or, « trafic de drogue » peut signifier la vente de quelques morceaux de haschish à des amis aussi bien qu’organisation d’un trafic de centaines de kilos d’héroïne. Il faut donc préciser. Les politiciens de l’UDC qui étaient interrogés par la presse ont d’ailleurs régulièrement répétés que seuls les actes vraiment graves seraient sanctionnés aussi par une expulsion.
Or, le groupe de travail chargé de faire des propositions au Conseil fédéral pour ces dispositions d’application (qui réunit des représentants de l’UDC et des experts nommés par l’administration) propose quatre variantes dont une seule qui satisfait l’UDC. Le problème consiste à trouver une voie qui permettrait d’appliquer l’initiative sans violer le droit international auquel la Suisse a souscrit, ce qui est à peu près impossible en réalité… Un des points principaux de désaccord concerne précisément la gravité des condamnations, puisque les variantes refusées par l’UDC (sous menace de nouvelle initiative populaire) supposeraient une peine de prison d’au moins 6 mois pour entraîner une expulsion. Pour l’UDC, pas question de fixer un minimum à 6 mois, les auteurs d’infractions plus légères devraient aussi être expulsés (s’il s’agit d’une des infractions prévues par l’initiative). C’est évidemment contraire à leurs propos de campagne…
Les peines de moins de six mois concernent uniquement des délits et des contraventions. Pas des crimes, qui sont punis plus sévèrement. Le viol, par exemple, puni d’un minimum d’un an de prison et d’un maximum de 10 ans, n’est pas concerné par cette discussion.
Pour faire pression sur ses adversaires, l’UDC décide donc de faire recours à l’argent, comme d’habitude, et entame une campagne d’annonces dans la presse (cf. photo ci-dessus). On retrouve donc Ivan S. le violeur qui peut, selon l’UDC, « continuer de violer » et un argumentaire de trois lignes expliquant que la volonté populaire est « foulée au pied« . C’est un GROS MENSONGE (un de plus !) : le viol n’est pas concerné par le désaccord entre membres du groupe de travail et l’expulsion est acquise pour tous dans les cas de viols. Cette nouvelle manipulation de l’UDC est donc un simple mensonge pour la campagne électorale !
L’UDC est décidément un véritable « parti-mensonge« . Dans son nom déjà (démocratique et centriste !), ce parti ment de manière éhontée. Mais aussi dans son usage particulièrement manipulateur des statistiques, dans ses affiches et ses annonces… Quelle confiance peut-on donner à des menteurs sans scrupules ? Est-il possible que tant de gens puissent encore y croire ?
Si un parti ment aussi systématiquement, il est à craindre qu’il mente aussi sur ses véritables intentions le jour où il pourrait constituer une majorité au pouvoir. Et là, il ne faudra pas venir pleurer en constatant les dégâts. C’est maintenant qu’il faut dénoncer les malhonnêtes.
Daniel
PS : … et accessoirement, ils prennent leurs électeurs pour des cons…




20minutes : une bêtise après l’autre…






