Piques et répliques – 2

Quelques réflexions critiques sur tout et rien

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Archive pour septembre, 2011


Même les journaux sérieux…

29 septembre, 2011
Divers | 1 réponse »

La Liberté, 27 septembre et Le Temps, 29 septembre

Même les journaux sérieux... Luino_Meteo

Je ne sais pas qui s’occupe des titres dans les journaux, mais j’ai de plus en plus l’impression que ce sont des gens qui ne lisent pas les articles dont ils doivent décider du titre. Témoins deux nouveaux cas, pourtant dans les pages de journaux tout de même un peu mieux cotés que « 20 minutes » ou « le Matin »…

La Liberté – 27 septembre 2011 : Les campagnes de votations seront plus transparentes

Il suffit de lire attentivement l’article pour trouver que « ce vote (…) doit être confirmé par le Conseil national« . Or, le simple citoyen qui suit quelque peu l’activité de la Berne fédérale sait que les choses ne sont pas acquises après le vote d’une seule des deux chambres, loin s’en faut ! Ils auront l’air malin à « La Liberté » si le Conseil national ne suit pas les Etats. Le « futur » ne coïncidera pas avec « l’avenir ».

Le Temps – 29 septembre 2001 : Quelle météo pour la Suisse dans 100 ans ?

La page « Sciences & Environnement » du Temps provoque chez moi une certaine stupéfaction. Cela fait 30 ans qu’on parle régulièrement du changement climatique et le journal qui se veut « de référence » réussit encore à confondre climat et météo ! Après cela, comment voulez-vous que la confusion ne s’installe pas ?

Bref… si la presse écrite plonge, elle ne pourra pas s’en prendre qu’à Internet et aux journaux gratuits. Elle a aussi de sérieuses questions à se poser.

Daniel 

Illettrisme au sein de « 20 minutes » !

9 septembre, 2011
Divers | 6 réponses »

20 minutes du 8 septembre 2011 : « Un policier l’oblige à faire trempette en tenue d’Adam »

http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/24216587

Illettrisme au sein de

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Mon « Petit Robert » définit l’illettrisme comme « l’état de l’illettré incapable de maîtriser la lecture d’un texte simple« . Il s’agit donc de ne pas confondre les notions l’illettrisme et d’analphabétisme. Si l’analphabète n’a pas eu la chance de fréquenter une école (ils sont excessivement rares en Suisse), l’illettré l’a quittée sans maîtriser les bases de la langue et se retrouve très emprunté pour comprendre des textes de tous les jours. C’est un handicap très gênant qui touche, selon les études, entre 10 et 15 % de la population de notre pays.

Aujourd’hui, je m’interroge sur les problèmes d’illettrisme au sein de l’équipe de « 20 minutes ». Un article intitulé « Un policier l’oblige à faire trempette en tenue d’Adam » a attiré mon attention (j’imaginais une question potentiellement intéressante pour un cours. de droit…) en page 8 de l’édition du 8 septembre. Mais la lecture de l’article va venir contredire radicalement ce qui est affirmé en titre. En effet, le policier a expliqué à un baigneur que s’il souhaitait se baigner sur la plage réservée aux nudistes il devait alors le faire sans caleçon. L’article explique aussi que le baigneur n’a pas accepté mais qu’il s’est senti intimidé par les policiers présents. On lui a donc simplement signifié une interdiction… et il n’a en aucun cas été « obligé » de faire quoi que ce soit. Il ne s’est donc pas du tout baigné… Au surplus, il y a une forme de contradiction non résolue dans l’article et il est en définitive difficile de comprendre s’il est totalement interdit de se baigner à cet endroit ou seulement interdit de s’y baigner couvert.

Dans ces conditions, celui qui comprend à la lecture de ce texte qu’un policier a obligé quelqu’un à se baigner tout nu montre qu’il l’a compris complètement de travers. C’est plutôt grave et je sais pertinemment que je n’arriverais pas à piéger mes élèves, même les plus faibles, sur cet élément de compréhension. Il faut donc manifestement être victime d’illettrisme pour pondre un tel titre !

Est-ce si étonnant ? Pas vraiment. Que faut-il attendre d’un journal qui consacre une partie de ses pages d’hier au « châtiment des testicules collées » et à « une grève du slip » et dont la chronique politique indienne s’attache à étudier les sandales d’une politicienne ? La diffusion de l’illettrisme et de l’inculture y est assumée très ouvertement.
Heureusement qu’il ne faut, comme son nom l’indique, que 20 minutes pour rédiger ce journal.

Daniel

Darbellay et les orteils

8 septembre, 2011
Politique | 5 réponses »

A propos d’une phobie du président du PDC suisse…

Darbellay et les orteils dans Politique coloriage-sandales-dm19469

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Depuis qu’il s’est découvert une fibre écologique, Christophe Darbellay, le président du parti démocrate-chrétien suisse (PDC) a une peur bleue de montrer ses orteils. Du coup, jamais il n’acceptera de porter des sandales !

On hésiterait presque à lui proposer la manière suisse-allemande de les porter, avec des chaussettes… Parce qu’il doit quand même avoir chaud aux pieds, quand il finit par prendre des vacances et décide de s’aérer quelque peu (mais jamais les pieds, seulement le torse ou les jambes). Moi qui essaie d’être quelque peu attentif à la politique dans les médias, j’ai été frappé de voir le président PDC parler particulièrement souvent de sa phobie de la sandale. Jugez plutôt :

Sur une page du site du PDC, on peut lire sous sa plume : « Je ne suis pas un écolo en sandales« . C’est sa première phrase, ce qui indique là une réelle priorité personnelle. Mais ce n’est pas tout : le 14 février 2009 (soit peu après sa conversion à l’écologie, je présume…), Christophe Darbellay énonçait déjà sa préoccupation : « Nous ne voulons pas promouvoir une politique de verts en sandales » ! Juillet 2010, rebelote à propos d’environnement et d’économie verte : « Ne laissons pas les écolos en sandales s’en occuper ! » et dans la foulée, en août 2010 :  « Le conseiller national valaisan Christophe Darbellay a également plaidé pour une Suisse qui a inscrit la durabilité en majuscules. Il entend laisser à la gauche qui prêche l’écologie en sandales et pull en laine les taxes et les interdictions« . La gauche n’a qu’à montrer ses pieds… lui ne nous montrera jamais les siens. Pudeur catholique oblige ?

Et je ne vous parle pas du nombre de fois que je l’ai entendu à la radio ou à la télévision évoquer cette aversion pour les sandales !

Vous pensiez que cette obsession avait passé ou que Darbellay avait entreprise une podopsychothérapie ? Eh bien, non. Au contraire : la phobie s’aggrave et s’intensifie. Le 9 février 2011, il évoque « le val d’Entremont, où on n’aime pas forcément les écologistes en sandales« . Un peu comme les Appenzellois qui n’acceptent pas les adeptes de la randonnue… Et les premiers jours de septembre viennent confirmer que, décidément, le président PDC persistera encore longtemps à cacher ses orteils. 1er septembre 2011 : « Nous ne faisons pas de l’écologie en sandales« . 5 septembre 2011 : « Je n’ai jamais été un écolo en sandales« .

Au fond, si  Darbellay a un jour porté des sandales, c’est quand il était enfant et surtout, longtemps avant de découvrir l’écologie. Depuis, c’est sûr, pour toujours… pas de sandales ! Vous entendez ?

Chacun ses manies et ses obsessions. Christophe Darbellay affronte donc avec courage une forme aïguë de podophobie. Jamais vous ne verrez ses pieds, c’est sûr. Et évitez aussi de montrer les vôtres, vous risqueriez d’y perdre définitivement toute crédibilité auprès de lui.

Après tout, on avait bien des politiciens xénophobes. Voici venir la nouvelle vague podophobe. Scandale !

Daniel

Commentaires : le Matin de mauvaise foi !

6 septembre, 2011
Sur internet | 2 réponses »

La modération des commentaires sur le site du Matin est assez malhonnête…

Commentaires : le Matin de mauvaise foi ! dans Sur internet 1243946427

Je désespérais de trouver une idée de billet et, comme bien souvent, c’est un média qui me l’apporte involontairement. L’occasion se présente donc de revenir sur les fameux commentaires du site du Matin qui avaient fait connaître ce blog en 2008. Un site qui fonctionne comme un gigantesque aspirateur à commentaires… Mais comme l’auront remarqué la plupart de ceux qui tentent de participer au débat, la modération des commentaires est pour le moins surprenante et il n’y a pas eu de progrès notable depuis 3 ans.

Il m’arrive donc, de temps en temps, de laisser un commentaire sur ce site. Parfois, mon commentaire reste visible. Souvent, surtout lorsqu’il est critique vis-à-vis de l’article proposé, il disparaît dans le cyberespace. Sans aucune raison qui me soit intelligible. Ceux qui ont fait la même expérience que moi sont nombreux et certains en ont déjà témoigné sur ce blog. C’est gênant, parce que le Matin fait lui-même appel à la participation, notamment à l’aide d’une petite vidéo entêtante. Venez débattre, mais si vous êtes critiques… pschitt… plus de commentaire ! Hypocrisie…

Il y a un peu plus d’une semaine, j’ai donc laissé quelques commentaires, dont un qui comportait un lien conduisant vers un de mes billets, justement très critique vis-à-vis d’un article du Matin. Il a très rapidement disparu. J’ai essayé trois choses :

1) J’ai protesté sur le site lui-même : disparition rapide.

2) J’ai laissé un commentaire sur le blog de Jean-Claude Péclet qui abordait une question voisine. Il a fait suivre ma « protestation » à la rédaction du Matin, ce qui me vaut de recevoir aujourd’hui un bref message (voir ci-dessous).

3) J’ai menacé de faire un battage autour de cette question, sur mon blog et par voie de lettre : le commentaire est alors resté en ligne, avec le lien ! (par contre, le commentaire suivant dans lequel je menaçais de battage a lui disparu – les deux commentaires étaient voisins – ce qui montre que le modérateur a bien fait le CHOIX de le laisser en ligne !)

Aujourd’hui, je redécouvre que la Charte des commentaires du Matin précise bien qu’il ne faut pas mettre de liens dans ses interventions. Je dis que je redécouvre, parce que le site a connu des changements. Parmi ceux-ci, le fait que le lien que l’on insère dans un commentaire s’active (en orange !) alors que ce n’était pas le cas avant. J’en ai déduit, par erreur, que les liens étaient désormais possibles et j’en ai donc laissé. Mea Culpa : je n’ai pas vérifié, je suis en faute. Mais si la disparition de mon commentaire se justifiait réellement par la simple présence de ce lien, l’histoire s’arrêterait là. Ce n’est pas le cas.

Vous avez désormais les éléments nécessaires pour comprendre le message que j’ai reçu de la rédactrice en chef adjointe du Matin et ma propre réponse. Les voici :

Message de Anne-Paule Martin, rédactrice en chef adjointe du Matin :

Cher Monsieur,
Je vous apporte une petite précision. Si votre message a disparu du fil de discussion du site LeMatin.ch, ce n’est non pas parce qu’il était critique, ce que nous acceptions volontiers, mais parce qu’il contenait un lien url, ce qui est contraire à la charte que vous avez accepté en vous inscrivant. Avec mes meilleurs messages, Anne-Paule Martin, rédactrice en chef adjointe Matin et Matin Dimanche, responsable LeMatin.ch

Ma réponse :

Bonjour Madame,

Merci pour votre message. Est-ce que vous parlez de ma protestation d’aujourd’hui (sur le site même) ou celle que j’avais faite il y a environ 2 semaines ? Je vais estimer qu’il s’agit de l’ancienne…
Cela dit, votre réponse ne me satisfait pas et j’envisage d’en faire un billet sur mon blog (je vous le dis franchement).
Si je visite aujourd’hui le site du Matin, je vais trouver de nombreux liens URL dans les commentaires, dont 2 ou 3 des miens d’ailleurs. Ils y sont toujours. Alors, pourquoi ne supprimez-vous pas tous les liens URL ?

D’autre part, de nombreux commentaires critiques sont supprimés régulièrement sans raison, alors qu’ils ne contiennent pas de liens et qu’ils ne contreviennent en rien aux termes de la charte. Par contre, des messages beaucoup plus contestables restent en ligne. Pourquoi ?

Enfin, c’est vous qui me répondez alors que vous avez sous-traité la gestion des commentaires à une autre société. Pourquoi ne jouez-vous pas la transparence sur ce point ?
Dans ces conditions, vous comprendrez que, sans autre précision de votre part, je considère votre réponse comme de la langue de bois.

En espérant que vous aurez quelque chose à me répondre…  Meilleures salutations

Je n’hésite pas sur les termes utilisés : la modération des commentaires sur le site du Matin est de mauvaise foi et les réponses reçues en  interrogeant cette réalité ressortissent à la langue de bois. Le Matin tente de donner l’illusion d’un véritable débat avec ses lecteurs, mais les modérateurs choisissent sans critère objectif de conserver les messages qui leur plaisent ou les arrangent et de faire disparaître d’autres, notablement plus critiques. De nombreux commentaires de ma part, polis, corrects, bien rédigés, mais critiques, ont ainsi disparu à plusieurs reprises (ils ne contenaient pas de liens !). De nombreux messages racistes ou insultants, contrevenants à la Charte – et ils sont nombreux ! – restent en ligne.

J’aimerais que les responsables du Matin aient le courage et la franchise de répondre qu’ils modèrent les commentaires comme ils l’entendent en faisant disparaître les critiques les plus gênantes parce que cela fait « tache » sur leur page web. Mais non : à chaque fois, on retrouve les mêmes réponses formatées. Heureusement, j’avais cette fois mis un lien dans mon commentaire, ce qui permet d’ « expliquer » la suppression de mon commentaire (enfin, pas la deuxième fois, parce qu’il est toujours   – j’ai aussi fait un « print screen » à l’instant (6 septembre – 21h), au cas où il finirait lui aussi par disparaître).

Les deux dernières fois que j’ai mis ainsi les responsables du site du Matin face à leurs contradictions, ils ne m’ont plus répondu. Est-ce que Anne-Paule Martin me répondra ? Suspense…

Daniel  

PS : Ne le dites pas… je sais, je suis un casse-pied !  :-)

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