Piques et répliques – 2

Quelques réflexions critiques sur tout et rien

Archive pour juin, 2010


Sélection de la semaine : 21 – 27 juin

28 juin, 2010
Divers | Pas de réponses »

Dans la presse et les médias, du 21 au 27 juin 2010

J’écris peu ces derniers temps, mais je reste fidèle avec mes liens hebdomadaires… ;-)

 

Dans « le Temps » du 21 juin 2010 : « Tout le monde doit-il avoir le droit de posséder une voiture ? »

Intéressante interview d’une écologiste indienne… avec des enseignements qui seront in fine aussi valables pour les pays riches qui croient encore s’en tirer à bon compte.

 

Sur Swissinfo, le 23 juin 2010 : Les migrants, victimes d’alliances inhumaines

A propos de la Libye et de ses voisins du Maghreb… ou l’hypocrisie des pays européens. Lire aussi des infos sur la situation des droits de l’homme dans Le Temps et sur le blog Bequilles.ch.

 

Dans « Le Temps » du 24 juin 2010 : Le Suisse-allemand existe-t-il ?

Une interview dans laquelle il y a peut-être plus d’intelligence que dans la totalité des tribunes publiées sur ce sujet ces derniers mois.

 

Sur Slate.fr, le 22 juin 2010 : Je lis sur le Web donc je pense autrement

Nicholas Carr est connu pour un article intituté « Est-ce que Google nous rend idiot ? ». Ici, il est question des gains et des pertes liés à une nouvelle manière de « lire ».

 

Sur « Marianne 2″, le 25 juin 2010 : Réduction des déficits, la quadrature du cercle

Sur les dilemmes et les éventuelles solutions aux déficits publics européens…

 

Bonne lecture !

Daniel

Plutôt vigoureux !

23 juin, 2010
Divers | 4 réponses »

L’hebdomadaire « Vigousse » atteindra le numéro 25 cette semaine

Plutôt vigoureux ! cover_une

Pas facile, par les temps qui courent, de créer un nouveau journal. Et surtout, encore moins facile de le publier à l’ancienne, sur du papier… C’est le pari lancé par l’équipe de « Vigousse » qui s’apparentait à une nouvelle forme de suicide, étant donné ce qu’il était advenu des journaux satiriques précédents que la Suisse romande a connus. Un autre journal satirique, « La distinction« , avait même lancé un concours de paris pour déterminer après combien de numéros « Vigousse » disparaîtrait…

En effet, il n’est pas facile de faire rire… surtout en Suisse. or, « Vigousse » a déjà tenu plus de 6 mois et atteint le numéro 24. Combien de temps durera ce journal… personne ne le sait, mais l’horizon est en train de se dégager. Un journal satirique chaque semaine, il ne faut pas bouder son plaisir.

Et pourtant, j’étais moi aussi sceptique. Surtout lorsque j’ai acheté le pris le numéro 1 en kiosque (il était gratuit) : c’était vraiment pas terrible… peut-être justement parce que c’était gratuit (c’est une règle de la presse gratuite). Puis, j’ai tenté le numéro 2 qui était un peu meilleur et je me suis laissé convaincre après les numéros 3 et 4 (bien meilleurs) de m’abonner. Je ne regrette rien, parce que j’ai droit à de la saine rigolade, beaucoup d’esprit critique, de la critique médiatique (j’aime !) et quelques « scoops » surprenants ou intéressants (autre chose que les sempiternels meurtres, accidents et scandales d’une grande partie de la presse actuelle). De l’info.

Bien sûr, tout n’est pas parfait… Mais on peut apprécier que la presse suisse romande se soit enrichie d’un nouvel intervenant… cela se fête. Et moi, je vous propose tout simplement quelques lignes extraites des derniers numéros :

4 juin

L’UDC, toujours prompte à défendre mordicus l’intégrité nationale suisse, la « culture suisse », les « valeurs suisses », « ma maison notre Suisse », est prête à brader les frontières et à noyer l’actuelle population helvète sous l’afflux massif de nouveau citoyens étrangers. C’est bien la peine de dénoncer à grands fracas « l’invasion des Allemands » à Zürich si c’est pour englober le Bade-Würtemberg (11 millions d’habitants) ! Et de s’acharner contre les frontaliers à Genève, si on est prêt à accueillir l’Ain et la Savoie…  (Pour ceux qui ne suivent pas : c’est à propos de la motion Baettig aux chambres fédérales, signée par le ban et l’arrière-ban de l’UDC).

11 juin :

Les zélateurs suisses de l’atome, UDC en tête, répètent qu’une production accrue de courant nucléaire indigène nous rendrait moins dépendants de l’étranger. Encore faudrait-il déposer nos stocks et nos déchets ailleurs qu’à l’étranger. (à la fin d’un article qui montre comment nos déchets nucléaires sont traités/entreposés à l’étranger….).

On se coupe du monde quand des milliards d’êtres humaines regardent 22 milliardaires en cuissettes jouer à la baballe, alors que le Sage  montre la lune et que l’imbécile regarde le doigt.

18 juin :

Le football, donc, est particulièrement riche en superstitions. Comme les bleus d’antan qui baisaient le crâne de Barthez, bien des stars du ballon ne se séparent pas de leur gri-gri, ne changent pas de sous-vêtements pendant tout un championnat, suivent un rituel élaboré pour mettre et lacer leurs chaussures, etc. Et que dire des innombrables signes de croix qu’on doit se farcir à chaque match, comme si le créateur de l’univers était concerné par un tournoi dérisoire au milieu d’une minable planète perdue dans une galaxie mineure…

 

Voilà. Quelques échantillons, parce que c’était ma page « publicité ». Je souhaite que cette expérience satirique dure.

Daniel  

Sélection de la semaine : 14 – 20 juin

21 juin, 2010
Divers | Pas de réponses »

Dans la presse et les médias, du 14 au 20 juin 2010

A lire :

Dans « Le Temps » du 17 juin 2010 : Retaper la baraque

Il est inutile d’aboyer et de crier à tort et à travers à la démission. C’est avec les élections 2011 qu’il conviendrait d’élire enfin un gouvernement, un véritable gouvernement.

 

Sur « Domaine public », le 16 juin 2010 : Savoir choisir entre raison d’Etat et Etat de droit

C’est presque un appel désespéré, tant l’Etat de droit a pris des coups ces derniers temps. mais c’est surtout un utile rappel à tous ceux qui finissent par se laisser convaincre que la prise d’otages étatique est un moyen légitime d’obtenir justice.

 

Sur « Domaine public, le 18 juin 2010 : Comment UBS a tiré les ficelles pour se mettre à l’abri du bouclier helvétique

Les « partis bancaires » ont réussi à enterrer la Commission d’enquête parlementaire sur l’affaire UBS et tout glissé sous le tapis. Et pourtant, il y aurait encore de quoi enquêter !

 

Dans « 24 heures/Tribune de Genève » du 17 juin 2010 : Pétain-De Gaulle, le fou et le sage

Celui a l’air fou est parfois le sage et inversément, l’histoire française de la 2ème guerre mondiale l’a montré. Thème de réflexion : qui sont les sages et qui sont les fous aujourd’hui (pensons aux questions économiques et écologiques en particulier…).

 

Sur le site de « Télérama », le 20 juin 2010 : “C’est la première fois depuis cinq mille ans qu’on invente une nouvelle écriture”

Une interview de l’économiste Olivier Bomsel, qui regarde la révolution numérique au-delà des préoccupations à court terme.

 

Dans « Bilan » du mois de juin 2010 : Accord UBS, salutaire pour la banque, funeste pour la Suisse

Dossier du magazine économique qui permet de répondre à la droite libérale qui se voit en sauveur de l’économie suisse, au prix du sacrifice des principes fondamentaux du droit.

 

Dans « L’Hebdo » du 17 juin 2010 : Les accords secrets entre Guisan et la France

Peu à pe, tous les mythes de cette époque s’effondrent. Voici le tour de la neutralité militaire.

 

 

 

Daniel

Syndrome de Stockholm

17 juin, 2010
Scène médiatique | 2 réponses »

Après la libération de l’otage Max Göldi

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Le « syndrome de Stockholm« , c’est ainsi qu’on désigne la « propension des otages partageant longtemps la vie de leurs geôliers à développer une empathie, voire une sympathie, ou une contagion émotionnelle avec ces derniers« . Et c’est ce syndrome que m’évoque le retour en Suisse de Max Göldi et les divers commentaires politiques ou médiatiques qui ont suivi.

Depuis lundi, on entend et on lit nombre de critiques et de remises en question adressées aux autorités genevoises et au Conseil fédéral et à Hans-Rudolf Merz en particulier. Par contre, Hannibal Kadhafi et son père s’en tirent sans reproche et les articles de presse se multiplient sur le thème de « comment reprendre les relations économiques avec la Libye ?« . Le premier otage libéré lui-même « en veut à la police genevoise« , alors qu’il faut bien admettre qu’il n’y a aucun rapport objectif entre sa détention arbitraire et l’incident impliquant Hannibal Kadhafi et la police genevoise. C’est d’ailleurs là que réside le scandale et c’est aussi toute la Suisse qui a été prise en otage dans cette affaire.

A cet égard, je suggère d’examiner les conditions qui permettent le développement d’un « syndrome de Stockholm » :

- l’agresseur doit être capable d’une conceptualisation idéologique suffisante pour pouvoir justifier son acte aux yeux de ses victimes.

- il ne doit exister aucun antagonisme ethnique, aucun racisme, ni aucun sentiment de haine des agresseurs à l’égard des otages.

- il est nécessaire que les victimes potentielles n’aient pas été préalablement informées de l’existence de ce syndrome.
 

Dans le cas libyen, le ravisseur a réussi à faire admettre que son indignation justifiait une prise d’otages n’ayant aucun rapport avec le conflit d’origine et a joué sur sa propre humiliation (en occultant complètement celle des otages). Il n’y avait aucun antagonisme particulier vis-à-vis de ces deux personnes qui travaillaient en Libye : elles n’ont servi que comme monnaie d’échange. Les victimes du syndrome sont ici potentiellement autant les deux otages que la Suisse entière qui a été « prise en otage » diplomatiquement par le leader libyen. Etant donné qu’il est difficile de reconnaître une affaire qui devrait relever du droit commun dans une querelle diplomatique, la troisième condition se trouve à mon sens également réalisée. Je reconnais donc ici un « syndrome de Stockholm« .

Oui, il faut le redire clairement et fortement. Il s’agit d’une prise d’otages et la seule différence avec celles des guérilleros est qu’elle est le fait d’une autorité instituée et reconnue internationalement : l’Etat Libyen. Mais cela la rend encore plus grave… Le rapt est un crime et il n’existe aucune excuse valable pour le défendre.

Cela ne signifie pas que la police genevoise ait été exemplaire, que les politiques genevois et suisses aient été avisés ou efficaces. Non, au contraire, cet enlèvement a mis en  lumière une série de faiblesses institutionnelles en Suisse. Mais si on considère que la police a mal agi, c’est devant un tribunal que cela doit se régler. Le sieur Kadhafi junior savait très bien qu’il pouvait s’adresser à la justice, mais les réflexes de voyou de son père l’ont incité à préférer faire justice lui-même en recourant à ce qui est considéré comme un crime par le droit pénal. Les voies de l’Etat de droit ne plaisent pas aux milieux mafieux.

Et justement, à lire et écouter les commentaires depuis quelques jours, on pourrait en venir à douter. Ce sont les autorités genevoises et le Conseil fédéral qui sont sur le banc des accusés. Je souhaite donc rappeler ici que personne n’est particulièrement brillant face à des preneurs d’otages. Les solutions sont toujours mauvaises et on finit toujours par perdre un peu la face !

Le quotidien « La Liberté » montrait au surplus dans son édition de mardi 15 juin que la Libye souffrait du gel des relations avec la Suisse et que la situation qui dure depuis deux ans lui crée toute une série de difficultés. Je m’étonne donc de voir les autorités suisses prêtes à se plier dans tous les sens et sans condition vis-à-vis de voyous auxquels il semblerait qu’elles viennent de verser une rançon.

Dans le cas des ravisseurs d’enfants, on a désormais mis au point une procédure d’alerte enlèvement. Dans le cas de l’enlèvement de citoyens suisses à l’étranger, on ne prévoit apparemment rien, si ce n’est le versement de rançons et toutes les courbettes diplomatiques imaginables. Et le prix d’un otage suisse est désormais connu et pourrait susciter des vocations. Dans ces conditions, on pourrait au moins s’attendre à une attitude de non-coopération avec les ravisseurs.

L’interdiction de séjour du voyou Hannibal Kadhafi semblerait un minimum à exiger et je m’étonne de n’entendre qu’un parti extrémiste évoquer cette possibilité. Parce que désormais, cet huluberlu pourra faire à peu près n’importe quoi et plus aucune autorité n’osera réagir !

La Suisse s’honorerait en osant prendre de la distance et mettre les relations officielles avec la Libye entre parenthèses durant une certaine période.

Daniel

Sélection de la semaine : 7 – 13 juin

15 juin, 2010
Divers | Pas de réponses »

Dans la presse et les médias, du 7 au 13  juin 2010

 

Quelques ramassages sur la semaine écoulée :

 

Sur « Domaine public », le 7 juin 2010 : Afrique du Sud, pourquoi tant de pauvreté et de violence ?

Pourquoi l’Afrique du Sud connaît-elle tant de difficultés après l’apartheid ?

 

Sur Largeur.com, le 8 juin2010 : Dans molle autour de la liste UBS

Les incohérences et faux-semblants du parlement mis en lumière.

 

Sur Marianne 2, le 7 juin 2010 : Aux USA, l’économie l’emporte toujours sur l’écologie

Dans le petit monde enchanté des économistes, tout est réversible. Oû l’on découvre, à coups de nappe de pétrole, que les écologistes sont plus réalistes que les économistes…

 

Sur le site « La Méduse », le 10 juin 2010 : L’Europe vaut mieux que jacasseries

Sévère critique, amplement méritée, de l’émission Infrarouge consacrée à la relation de la Suisse avec l’Union européenne. Cette émission ne risquait pas de développer de grandes réflexions, en opposant deux regards parfaitement inconciliables et en promettant un « duel » durant lequel « s’affronteront » les deux invités.

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Dans l’Hebdo du 10 juin 2010 : L’accord de la honte

Beaucoup de parlementaires ont une face comme celle d’Hans-Rudolf Merz et sont prêts à tous les compromissions pour sauver les affaires des copains banquiers qui les financent. Le constat est assez clair.

 

Sur « La valise diplomatique », le 11 juin 2010 : Coupe du monde de football, passion, diversion, répression

On peut aussi voir la Coupe du Monde comme cela.

 

Sur le blog de Michel Santi, le 9 juin 2010 : PIIGS ou USA ?

L’avantage des Etats-Unis : pouvoir emprunter jusqu’à plus soif grâce au privilège du dollar international. Jusqu’à quand ?

 

Sur Marianne 2, le 10 juin 2010 : la dette publique, c’est très rentable… pour les banques

L’économiste Bernard Maris (Oncle Bernard pour les Charlie) rappelle à juste titre que dans une relation d’endettement, il ne faut pas s’intéresser qu’à l’emprunteur.

 

Bonne lecture !

Daniel

Les extrêmes…

13 juin, 2010
Divers | 1 réponse »

La Liberté du mercredi 9 juin 2010 : L’accord recalé par les extrêmes 

(L’article n’est pas disponible sur le site de La Liberté)

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Le poids des mots… Suite au refus de l’accord UBS par le Conseil national en début de semaine, le quotidien fribourgeois « La Liberté » titrait « L’accord recalé par les extrêmes« . Qui sont donc ces « extrêmes » qui ont refusé l’accord permettant de livrer les noms de clients d’UBS au fisc américain, conformément à l’accord signé par le Conseil fédéral, mais contrairement à la décision du Tribunal administratif fédéral ? Le Parti socialiste, les Verts et l’UDC…

Les « extrêmes« , le mot m’a paru fort. Au surplus, le commentaire accompagnant l’article désigne les partis ayant accepté l’accord, soit le parti libéral-radical et le PDC comme des « partis du centre« , ce qui permettrait de résumer le parlement à un centre et des extrêmes (exit les notions de droite et de gauche !). Alors, je me suis fendu par curiosité d’un petit e-mail à l’auteur de l’article et au rédacteur en chef, avec la teneur suivante :

 

Une page de la Liberté d’aujourd’hui m’a un peu choqué. Il s’agit d’un article rédigé par Magalie Goumaz et François Nussbaum et qui traite des débats au parlement sur l’accord UBS avec les Etats-Unis. Le titre de cet article « L’accord recalé par les extrêmes laisse supposer que les partis qui l’ont majoritairement refusés sont des extrêmes politiques (extrême-droite pour l’UDC, extrême-gauche pour le PS et les Verts). Etant donné que votre journal a souvent qualifié le PDC et le PLR de partis du centre, vous admettrez qu’il devient difficile d’y retrouver ses marques politiques…

J’aimerais donc savoir si La Liberté considère désormais que le parlement suisse est dominé par l’extrême-gauche et l’extrême-droite, comme l’était celui de l’Allemagne de Weimar finissante ? Je vous remercie d’avance de votre réponse que je souhaiterais pouvoir citer sur mon blog « Piques et répliques ».

 

J’ai un peu forcé le trait, c’est vrai, je le reconnais. Mais je dois avouer que la « montée aux extrêmes » et le « Zentrum« , cela me rappelait furieusement des souvenirs de cours d’histoire. Alors, le rédacteur en chef de « La Liberté » m’a répondu :

 

Merci pour votre courriel. Je vous invite à consulter le Petit Robert. « Extrême: qui est tout à fait au bout, qui termine ». En l’occurrence, l’UDC et la gauche (au sens large) sont bien objectivement les « extrêmes » de l’Assemblée fédérale, soit les familles politiques les plus éloignées du centre. Au début du 20e siècle, quand les socialistes n’étaient pas représentés au Grand Conseil fribourgeois, les conservateurs (ancêtres des démocrates-chrétiens actuels) et les radicaux se situaient aux extrêmes de l’échiquier politique, ce qui ne signifiait pas encore qu’ils étaient des extrémistes… Ne confondez pas « extrêmes » et « extrémistes ».

Toujours selon le Petit Robert, « l’extrémiste » est « le partisan d’une doctrine poussée jusqu’à ses limites, ses conséquences extrêmes », « l’extrémisme » étant « l’attitude de l’extrémiste ».  Je vous rassure: nous ne sommes pas en République de Weimar. L’attitude des principaux partis helvétiques, ces derniers temps, me fait plutôt penser à la Quatrième République française…

Louis Ruffieux, Rédacteur en chef de La Liberté

 

Cette réponse appelle de mon point de vue quelques commentaires :

- J’ai reçu ce mail moins de 24 heures après avoir envoyé mon message. Ce respect du lecteur est à relever.

- Cette réponse a une certaine cohérence : le positionnement des partis politiques se veut exclusivement géographique au sein de l’hémicycle parlementaire.

- J’ai accepté « l’invitation » à consulter le Petit Robert. J’y ai découvert que « L’extrême-droite, l’extrême-gauche d’une assemblée politique » était « la partie de la droite, de la gauche la plus éloignée du centre » (cette explication renvoyant par ailleurs à « extrémiste » ;-) ). La partie « la plus éloignée du centre » ou, comme dans les termes cités par Monsieur Ruffieux, »qui est tout à fait au bout », cela peut-il sérieusement désigner les deux tiers des membres du parlement (soit l’UDC, les Verts et le PS) ? Est-ce qu’on arrive vraiment à mettre autant de monde « tout au bout » ?

- J’ai encore découvert à la définition du substantif « extrême » qu’il désignait ce qui est le plus éloigné de la moyenne, du juste milieu, accompagné de la phrase-exemple « avoir des opinions extrêmes en politique« . Accessoirement, je suis l’heureux propriétaire d’un Grand Robert (six volumes de la taille du Petit – et qui donnent plus d’exemples et de nuances), et celui-ci renforce à mon avis nettement ma propre interprétation en associant la notion d’extrême en politique à l’extrémisme. Manifestement, les auteurs du Robert ne font pas une distinction aussi absolue entre « extrême » et « extrémiste » que celle du rédacteur en chef. Mais je peux tout de même comprendre ce distinguo sur le principe.

- Ces réflexions n’empêchent toutefois pas de considérer comme extrêmes/extrémistes les positions de certains politiciens des partis cités. Je pense ici plus particulièrement à certains UDC…

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Cela dit, au-delà de ces commentaires, j’estime que la question mériterait réflexion. Tout d’abord, je m’interroge : ces notions de centre et d’extrêmes sont-elles d’utilisation constante dans les articles de « La Liberté » ? Ou alors, est-ce affaire de circonstances, et l’occasion d’un titre-choc, et on peut s’attendre à trouver d’autres appréciations à l’occasion ?

Plus largement, ce petit jeu sémantique auquel je me prête ici est-il évident pour tous les lecteurs du quotidien ? J’aurais tendance à penser que cette façon de présenter les choses est assez ambiguë et qu’on peut ici légitimement comprendre le terme « extrême » de deux manières, la mienne et celle de M. Ruffieux. Et pour conclure, je pense qu’il serait donc plus adéquat de rendre aux partis de gauche et de droite leurs places traditionnelles et de garder « les extrêmes » pour les partis extrémistes. Ce serait en tout cas plus clair.

Mais on peut toujours en discuter…

Daniel

Ducommun : bonheur et bon air

10 juin, 2010
Divers | 4 réponses »

Le Matin du 10 juin 2010 – Ducommun : bonheur et bon air

http://www.lematin.ch/actu/suisse/johnny-bonheur-bon-air-286403

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Le comptable a passé une semaine en Suisse avec son épouse et leurs deux filles, Nathalie et Josiane. Mardi, pendant une heure, il a rencontré Paul Favre.

Journaleux du jour – le 09 juin 2010, 22h38

Il est arrivé vendredi dernier par l’aéroport de Berne, en famille, pour se rendre aux Avants, dans son chalet. Pierre  Ducommun accompagné de son épouse, Laurence, de leurs filles, Nathalie et Josiane, s’est mis au vert, loin du tumulte genevois et des affaires de santé qui prennent, depuis la parution d’une enquête dans un magazine, un tour angoissant . Vingt-quatre collègues de travail viennent d’écrire au directeur de la boîte , Christophe Barbey, pour lui faire part de leur désapprobation. On ne touche pas impunément à «l’employé-modèle» en dévoilant une partie de son dossier médical. Surtout pas la partie la plus favorable au bureau d’à-côté, celui de Jean-Pierre Duruz. «Ici au moins, personne ne l’emmerde!» commente un proche. Dans la station, Pierre redevient Pierre Ducommun , gourmet, gourmand, passionné de cylindrées. Il discute volontiers avec des bikers ou rend visite, comme mardi, à Paul Favre dans sa résidence (lire en italique).

Tourte au kirsch
Il serait bien resté une semaine de plus aux Avants qu’il affectionne à cette saison, mais il doit se rendre à Genève aujourd’hui. Il faudra six mois au moins au comptable, en période de petite convalescence, pour récupérer totalement après son séjour à l’Hôpital de la Tour. A la montagne, Pierre vit «auprès de sa famille, centre de ses amours», comme l’a écrit son chef de service dans un poème hommage à ce «solitaire qui fréquente sa famille». Après le déjeuner, Pierre et les siens partent pour une heure de balade à bord d’une carriole tirée par des chevaux. A bord, celle que l’entourage surnomme «Mamy Tricot», Eliane Blondin, la grand-mère paternelle de Laurence, se protège du soleil avec un chapeau de cow-boy. Preuve que la forme revient, Pierre avait prévu d’utiliser son vélo, mais les médecins le lui ont interdit, à cause de son dos. En fin gourmet, il goûte aux bonheurs de la station en été. Il n’était plus revenu depuis octobre.

Pierre dévore. Rösti, pâtes et son péché mignon, la tourte au kirsch, ce dessert que l’on trouve chez le délicat confiseur « Dr Torta », où Laurence aime acheter son pain. Leurs tables ? L’Hôtel du Cheval blanc, la Pizzeria « Chez Aldo »  à proximité de la piste de luge, où ses filles font du bob, ou Le Buffet et sa terrasse au soleil en pleine rue piétonne, pour ses spécialités italiennes.

Anniversaire et projets
Hier, Pierre a reçu la visite de Mathilde de Lausanne, amie et voisine de chalet. La conversation a tourné autour du foot et de l’équipe de France et celle de Suisse et son groupe difficile. Des projets ? Ils s’esquissent. Il se murmure que Jean-Pierre  Dugoud, alias «D», pourrait être l’artisan d’une nouvelle tourte. Pierre et Laurence ont été le voir au travail. Mais rien ne s’est passé. Le 15 juin, Pierre fêtera ses 67 ans à Paris, avec ses proches, dans un petit bistrot.

Il partira ensuite pour Lugano, puis Ascona, comme chaque année en juillet. Cet hiver, le comptable reviendra passer deux semaines aux Avants.

Pour lui, la vie va continuer.

Mardi, Pierre a vu Favre

Pierre Ducommun a passé une heure chez son ami le sexologue Paul Favre, mardi à Château d’Oex, afin de lui donner un coup de main pour couper du bois. Aucune photo de cette rencontre n’a été faite, assure-t-on dans l’entourage du comptable : «C’était strictement amical et privé.» Autour d’un thé, les deux hommes ont évoqué les affaires de Favre et cette longue attente en déposant du bois dans la remise.

En octobre dernier, aux Avants même, avant de se faire opérer, Pierre avait pris fait et cause pour Favre dans la queue du matin devant la boulangerie. «Qu’on laisse passer cet homme!» avait-il déclaré avec véhémence sans toutefois s’ériger en juge des dépassements commis ou pas par l’auteur du «tas de bois». Pierre Ducommun est proche de Marianne Serex, la soeur d’Emmanuelle Serex, l’épouse du sexologue.

 

Daniel - « Rubrique peuple »

 

Si le titre fait peur… c’est mieux !

9 juin, 2010
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Le Matin du 8 juin 2010 : Le guérisseur voulait transmettre le sida

http://www.lematin.ch/actu/suisse/guerisseur-voulait-transmettre-sida-284953

Si le titre fait peur... c'est mieux ! sg07.x600.ft.sfs.acupuncture

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Les problèmes de conjugaison persistent à la rédaction du Matin. Et un titre qui fait froid dans le dos : « Le guérisseur voulait transmettre le sida« . Il s’agit des cas de patients d’un hôpital bernois qui auraient pour point commun d’être passés entre les mains (et les aiguilles !) d’un acupuncteur. Et le titre du Matin énonce tout de go une conviction déjà forgée, avant même l’action de la justice (bonjour la présomption d’innocence !) : le type faisait exprès de contaminer ses patients avec le virus du SIDA !

Bon, la conviction s’écaille quelque peu en lisant la suite. Le chapeau se contente du conditionnel : « Un acupuncteur bernois, aurait infecté 18 personnes avec le virus du sida« . Cela paraît tout à coup beaucoup moins sûr… Puis, l’article commence avec : « Non, la justice bernoise tente de déterminer actuellement si les infections ont été provoquées volontairement« . Et là, je pose la question : de quel droit le Matin se permet-t-il de décider de la culpabilité de l’acupuncteur alors que la justice tente encore de la déterminer ?

Bien sûr, je vois d’ici arriver un certain journaliste « gratuit » qui viendra m’expliquer qu’il s’agit d’un titre « incitatif« .Mais si on peut concevoir qu’un titre soit provocateur, on peut difficilement admettre qu’il saccage à la fois la présomption d’innocence et la recherche de la vérité. Une fois de plus, le Matin se montre indigne de la profession !

Mais surtout, c’est oublier complètement qu’une majorité des lecteurs n’aura lu que le titre. Eh oui, un titre, c’est déjà de l’information… ou de la mal-information dans le cas qui nous préoccupe ici. Et, au demeurant, si le responsable de la titraille du quotidien orange était vraiment convaincu de la culpabilité de l’acupuncteur, il aurait dû écrire : « Le guérisseur transmettait volontairement le SIDA ». Parce que seulement « voulait« , cela laisse supposer qu’il n’y est pas parvenu…

On peut achever de se convaincre de l’effet du titre en lisant les commentaires déposés par les lecteurs sur le site du Matin : « C’est non seulement monstrueux et criminel c’est aussi d’une très grande lâcheté« , « De plus en plus convaincu qu’il y a une grand nombre de sociopathes et psychopathes dans les hautes études médicales » (un qui ne sait pas ce que sont les études médicales…), « Reste à lui faire subir le même sort et qu’il crève sans soins« , « Avec la justice pourrie de ce pays y s’en sortira avec les jours-amendes« , etc. La majorité des commentateurs ne met absolument pas en doute la culpabilité de l’acupuncteur.

Or, il semble qu’il faille réellement encore attendre un peu avant de crier « culpabilité ».  L’article de 24 heures, qui ne se prive pourtant pas de crier que le guérisseur est « un fou furieux » (tout en mettant ensuite courageusement ces paroles dans la bouche d’un informateur anonyme) signale qu’aucune contamination n’a été signalée après 2005. Le serial killer a été subitement fatigué. Alors, peut-être bien qu’il est coupable, mais la première des précautions d’un journaliste devrait être l’usage du conditionnel. Par respect pour ses lecteurs.

Daniel

Sélection de la semaine : 31 mai – 6 juin

7 juin, 2010
Divers | Pas de réponses »

Dans la presse et les médias, du 31 mai au 6 juin 2010

La série hebdomadaire suivante…

 

Sur Telos, le 1er juin 2010 : La doctrine Obama, une rupture ?

Ce qui a changé avec Obama dans la politique étrangère américaine…

 

Sur la TSR, l’émission Specimen du 2 juin 2010  : La vérité sur les menteurs

Etonnante émission autour des mensonges… A quoi ressemblerait une vie sans mensonge ?

 

Dans L’Hebdo du 3 juin 2010 : Rapport parlementaire sur la crise UBS, au pays du vide politique

Les principaux éléments qui permettent de montrer l’incurie du Conseil fédéral lors des affaires UBS. Mais la majorité du parlement a préféré glisser les zones d’ombres restantes sous le tapis…

 

Dans « Le Temps » du 5 juin 2010 : La paix, cette importune

Une intéressante analyse des obstacles qui se lèvent périodiquement face aux espoirs de paix au Proche-orient.

 

Dans « Le Temps » du 4 juin 2010 : Immigration, le danger des communautés imaginaires

Le raisonnement par ethnies ou communauté fait très souvent fausse route, et les partis démagogues en tirent un gros profit.

 

Dans « Le Courrier » du 5 juin 2010 : L’Afrique du Sud s’est-elle vendue à la FIFA ?

Au-delà de la langue de bois de circonstance, une vision plus froide de la réalité de la coupe du monde en Afrique du Sud.

 

Sur Marianne 2, le 1er juin 2010 : L’ultraviolence est stimulée par l’angélisme éducatif

Au-dela de l’idéalisme des uns et de la paranoïa des autres, une réflexion de fond sur la violence extrême de certains. Mais cette interview pose plus de questions qu’elle n’apporte de réponse. Mais si on veut dépasser les débats cons, c’est par là qu’il faut commencer…

 

Bonne lecture et bon visionnement

Daniel

Kappeler : mémoire courte…

6 juin, 2010
Divers | 1 réponse »

Le Temps du 5 juin 2010 : Dans le piège de la dette

http://81.27.130.64/Page/Uuid/7e98f8fa-7017-11df-8ead-49801438e0a8/Dans_le_pi%C3%A8ge_de_la_dette

Kappeler : mémoire courte... Kappeler_Beat%20%20Collaborateur-305 1984 big-brother

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Comme tous les samedis, la petite leçon d’économie de Beat Kappeler dans « Le Temps ». Pour ne pas changer, il y sera question de dette publique… L’économiste à la veste retournée y propose une petite leçon de mathématiques appliquées sur les dettes des Etats européens pour montrer que le 3 % de déficit public autorisé par le traité de Maastricht correspond à un intérêt de 5 % sur une dette publique (aussi autorisée par Maastricht) de 60 %. Et les 3 %, c’est la croissance qui finance le tout. Facile, les maths…

L’économie, c’est souvent un peu plus difficile… et c’est en tout plus complexe. Pour aller de la leçon de mathématiques appliquées à la dette publique à l’économie réelle, Beat Kappeler choisit un raccourci : « Or, tous ces éléments ont déraillé, aux Etats-Unis comme en Europe. Les dettes dépassent largement les 60 %, la charge en termes absolus et relatifs mange plus que les fameux 3 % du produit intérieur. Elle les dépasse d’autant plus que certains Etats n’arrivent plus à se financer pour seulement 5 % de taux d’intérêt : la Grèce devrait payer plus de 10 % si elle arrivait à obtenir de l’argent privé. Et le troisième terme important, la croissance s’est évanouie. Les dettes ne sont plus stables, elles augmentent mathématiquement, en termes absolus et en relation au produit intérieur. Le piège de la dette est ouvert« .

Plus loin, Kappeler assène le coup de massue libéral : « Les discours des politiciens européens sur les marchés irrationnels ou la spéculation versent dans la psychologie et la morale. Or les financiers ne font que les calculs selon la règle des trois« . Ce qu’on peut traduire, quand on connaît un peu les diatribes de l’économiste de la page 2, par : « Les Etats sont des rigolos, seuls les financiers privés sont des gens sérieux« . Parce que l’Etat, c’est mal.

Tout cela, c’est de la mémoire courte !

- Un Etat comme la Grèce a depuis très longtemps des finances qui ne sont pas saines, avec un endettement public important et des riches citoyens qui planquent leur magot ailleurs pour ne pas payer d’impôts. Mais c’est aujourd’hui que ça craque. Pourquoi ? Parce que « crise financière » !

- Et la crise financière, elle n’est pas apparue par les grâces de l’endettement public de la Grèce, de l’Espagne ou du Portugal. Elle est le résultat d’un surendettement privé (les trop fameux subprimes, notamment, mais pas seulement….), venus de pays qui appliquent assez scrupuleusement certaines des recettes libérales, en tout cas en ce qui concerne les marchés financiers. Et ce sont donc les Etats qui ont dû se charger de sauver l’économie en se mettant eux-mêmes gravement dans le rouge…  Mais c’était il y a fort longtemps… en 2008-2009 !!!

Reprenons donc les mathématiques. L’importance de la dette publique s’exprime dans un rapport (ratio) de celle-ci sur le produit intérieur brut (dette publique/PIB = x %). Puis, lorsque la crise financière éclate et se développe ensuite en récession :

- Les Etats voient certaines dépenses sociales augmenter automatiquement (pour soulager certaines détresses), ils s’engagent pour sauver des branches industrielles (le cas GM aux Etats-Unis, notamment) et financent des plans de relance de l’économie : cela se traduit dans ce ratio par une augmentation du numérateur.

- L’économie, malgré les tentatives désespérées des autorités, plonge dans la récession, le PIB diminue (selon les pays) de 1,5 à 8 % : cela se traduit dans ce ratio par une diminution du dénominateur.

Alors, sans vouloir donner un cours de mathématiques à Beat Kappeler (qui est certainement bien meilleur que moi dans cette matière), j’aimerais tout de même rappeler que lorsque cette fraction voit son numérateur augmenter et son dénominateur diminuer, le résultat est un ratio dette publique/PIB qui augmente rapidement. Il s’agit ici plus de mémoire que mathématique : Beat Kappeler vit dans le présent uniquement, en oubliant complètement l’origine de la situation actuelle.

Mais c’est loooooooin, la crise financière. Aujourd’hui, un Beat Kappeler peut stigmatiser des Etats dispendieux et irresponsables en oubliant pourquoi l’équilibre financier (qui était déjà fragile, je l’admets volontiers) a été brisé. On a appliqué avec rigueur le principe de « privatisation des profits, socialisation des pertes » (autrement dit, les financiers  partent avec le pactole avant que ça craque, les citoyens assument après…), et il faudrait se dépêcher de l’oublier ensuite.

Dans son roman « 1984″, George Orwell dépeint un monde dans lequel on a réussi, à force de manipulations et de contrôle de l’information, à faire que les gens vivent l’information dans un éternel présent. L’Océania (dans laquelle vit le personnage principal Winston) est tout à coup en guerre avec l’Eurasia et alliée avec l’Estasia et tout le monde oublie qu’il y a peu c’était le contraire. Aujourd’hui, c’est pareil : on est en guerre avec la dette publique et la guerre contre l’explosion de la dette privée est instantanément oubliée !

Il ne reste plus qu’à déterminer de quel côté du télécran se trouve Beat Kappeler …

Daniel

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