Piques et répliques – 2

Quelques réflexions critiques sur tout et rien

25
sept 2008
Superbe lapsus dans « Le Matin bleu »
Posté dans Divers par Dani à 10:35 | Commentaires fermés

Le Matin bleu du 25 septembre 2008 (et sur le Matin online) : Un vrai faux abo implique les CFF dans le Nestlégate

http://www.lematin.ch/fr/actu/suisse/un-vrai-faux-abo-implique-les-cff-dans-le-nestlegate_9-248701#

 

Parfois un seul mot en dit plus long que toute une explication ! Dans un article paru aujourd’hui dans Le Matin bleu en page 2, le rédacteur s’interroge sur la façon dont l’espionne qui avait infiltré l’association Attac avait obtenu un vrai abonnement (il dit abo !) demi-tarif des CFF sous sa fausse identité de « Sara Meylan ». Les CFF ne donnent pas d’explication, mais si on sait qu’une pièce d’identité est nécessaire pour obtenir un abonnement. L’article nous livre par contre le nom de celui qui serait allé au guichet (épinglé sans preuves ?).

Superbe lapsus dans

Et c’est là que l’article révèle d’un seul mot toute une histoire. Voici la phrase qui figure dans l’article : « Une chose est sûre : c’est l’ex-chef romande de la police ferroviaire (filière de Securitas), Pascal Delessert, qui est allé au guichet« .

De deux choses l’une, soit le rédacteur doit revoir son vocabulaire, soit il s’agit d’un lapsus révélateur (de sa pensée ou des discussions qu’il a eues en préparant son article) :

Filière : Succession d’intermédiaires, d’étapes par lesquelles passe un trafic.

Filiale : Société dirigée ou étroitement contrôlée par une société-mère.

S’il s’agit seulement d’une erreur, on se demande toujours comment elle passe sans encombre tous les contrôles au sein de la rédaction.

Si c’est un lapsus révélateur, c’est un peu différent. La police ferroviaire, nous laisse donc malgré tout comprendre le « Matin bleu », est une « filiale » de Securitas. Après une petite vérification (qui m’a pris environ 40 secondes !), la situation s’avère un peu plus nuancée et le journal aurait dû prendre le temps (!) de contrôler plus soigneusement : Securitrans appartient à 51 % aux CFF et à 49 % à Securitas. C’est donc une entreprise semi-publique et pas une « filiale » (cf. définition du Petit Robert).

Ce qui m’amène à reprendre en compte le mot « filière« . Jeté un peu vite sur le papier, il laisse pourtant entrevoir des pistes intéressantes : y a-t-il eu « filière » entre Securitrans, Securitas et Nestlé. Une entreprise publique, c’est-à-dire les CFF, se retrouve-t-elle impliquée dans la surveillance de citoyens engagés ? Au regard de la puissance de ce lapsus, l’article reste bien léger. Sérieusement, que retenir ?
Alors, lapsus révélateur ou pas ? Cela aurait mérité une explicitation et un développement. A l’heure de la « privatisation », ce serait un sujet intéressant, au-delà de la seule « révélation »…

Au fait, est-ce que quelqu’un relit les articles ?

Dani


Fil RSS 2.0. Réponses et trackbacks sont desactivés.

Réponses desactivées.

kass les nuts !!!! |
CDI Toulouse-Lautrec |
NEW DAY RELOOKING |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | hhrmo
| Pourquoi boycotter le Danem...
| ronni