L’UDC passée au crible

Une brochure publiée aux éditions Vigousse : l’UDC en 7 leçons

http://www.vigousse.ch/guide_udc.php

L'UDC passée au crible dans Au fil des lectures cover_guide_udc

Campagnes électorales ou votations : l’UDC provoque par des affiches scandaleuses, ou alors par des propos délibérément violents. Ses adversaires sont pris dans la nasse d’un « double bind » : soit ils réagissent et font ainsi la promotion à leur dépens de la campagne de l’UDC, soit ils se taisent dans un silence complice… Comment en sortir ?

En fait, l’erreur est généralement de vouloir réagir sur la forme. Critiquer une affiche ne mène nulle part. Ce qui manque, c’est la réponse sur le fond. L’UDC a réussi à coloniser progressivement beaucoup d’esprits et à répandre une culture politique populiste, néolibérale et nationaliste. L’UDC a réussi à faire en sorte que des gens en difficulté fassent le beurre électoral d’une bande de milliardaires zurichois. Joli travail d’artiste, à coups de millions et de campagnes marketing.

Alors, il reste bien quelques moyens de mieux répondre à la politique de l’UDC. L’un de ces moyens consiste à montrer l’UDC telle qu’elle est vraiment : ses excès, son opacité, ses contradictions, ses difficultés avec la démocratie de base, son absurdité parfois. C’est l’objectif que s’est donné cette brochure « l’UDC en 7 leçons » en permettant à chaque citoyen, dans un langage accessible et parfois très amusant, de mieux comprendre l’essence du « phénomène UDC ».

Alors, n’hésitez plus : ruez vous sur cette publication !  Et LISEZ !!!

Daniel

P.S. : Allez… j’avoue… c’est un petit peu de l’autopublicité, parce que je figure parmi les auteurs et que c’est bien la première fois que je participe à une publication de ce genre. En tout modestie, puisque je n’ai commis que 3 pages sur 77 !



Même les journaux sérieux…

La Liberté, 27 septembre et Le Temps, 29 septembre

Même les journaux sérieux... dans Dans les quotidiens... Luino_Meteo

Je ne sais pas qui s’occupe des titres dans les journaux, mais j’ai de plus en plus l’impression que ce sont des gens qui ne lisent pas les articles dont ils doivent décider du titre. Témoins deux nouveaux cas, pourtant dans les pages de journaux tout de même un peu mieux cotés que « 20 minutes » ou « le Matin »…

La Liberté – 27 septembre 2011 : Les campagnes de votations seront plus transparentes

Il suffit de lire attentivement l’article pour trouver que « ce vote (…) doit être confirmé par le Conseil national« . Or, le simple citoyen qui suit quelque peu l’activité de la Berne fédérale sait que les choses ne sont pas acquises après le vote d’une seule des deux chambres, loin s’en faut ! Ils auront l’air malin à « La Liberté » si le Conseil national ne suit pas les Etats. Le « futur » ne coïncidera pas avec « l’avenir ».

Le Temps – 29 septembre 2001 : Quelle météo pour la Suisse dans 100 ans ?

La page « Sciences & Environnement » du Temps provoque chez moi une certaine stupéfaction. Cela fait 30 ans qu’on parle régulièrement du changement climatique et le journal qui se veut « de référence » réussit encore à confondre climat et météo ! Après cela, comment voulez-vous que la confusion ne s’installe pas ?

Bref… si la presse écrite plonge, elle ne pourra pas s’en prendre qu’à Internet et aux journaux gratuits. Elle a aussi de sérieuses questions à se poser.

Daniel 



Illettrisme au sein de « 20 minutes » !

20 minutes du 8 septembre 2011 : « Un policier l’oblige à faire trempette en tenue d’Adam »

http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/24216587

Illettrisme au sein de

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Mon « Petit Robert » définit l’illettrisme comme « l’état de l’illettré incapable de maîtriser la lecture d’un texte simple« . Il s’agit donc de ne pas confondre les notions l’illettrisme et d’analphabétisme. Si l’analphabète n’a pas eu la chance de fréquenter une école (ils sont excessivement rares en Suisse), l’illettré l’a quittée sans maîtriser les bases de la langue et se retrouve très emprunté pour comprendre des textes de tous les jours. C’est un handicap très gênant qui touche, selon les études, entre 10 et 15 % de la population de notre pays.

Aujourd’hui, je m’interroge sur les problèmes d’illettrisme au sein de l’équipe de « 20 minutes ». Un article intitulé « Un policier l’oblige à faire trempette en tenue d’Adam » a attiré mon attention (j’imaginais une question potentiellement intéressante pour un cours. de droit…) en page 8 de l’édition du 8 septembre. Mais la lecture de l’article va venir contredire radicalement ce qui est affirmé en titre. En effet, le policier a expliqué à un baigneur que s’il souhaitait se baigner sur la plage réservée aux nudistes il devait alors le faire sans caleçon. L’article explique aussi que le baigneur n’a pas accepté mais qu’il s’est senti intimidé par les policiers présents. On lui a donc simplement signifié une interdiction… et il n’a en aucun cas été « obligé » de faire quoi que ce soit. Il ne s’est donc pas du tout baigné… Au surplus, il y a une forme de contradiction non résolue dans l’article et il est en définitive difficile de comprendre s’il est totalement interdit de se baigner à cet endroit ou seulement interdit de s’y baigner couvert.

Dans ces conditions, celui qui comprend à la lecture de ce texte qu’un policier a obligé quelqu’un à se baigner tout nu montre qu’il l’a compris complètement de travers. C’est plutôt grave et je sais pertinemment que je n’arriverais pas à piéger mes élèves, même les plus faibles, sur cet élément de compréhension. Il faut donc manifestement être victime d’illettrisme pour pondre un tel titre !

Est-ce si étonnant ? Pas vraiment. Que faut-il attendre d’un journal qui consacre une partie de ses pages d’hier au « châtiment des testicules collées » et à « une grève du slip » et dont la chronique politique indienne s’attache à étudier les sandales d’une politicienne ? La diffusion de l’illettrisme et de l’inculture y est assumée très ouvertement.
Heureusement qu’il ne faut, comme son nom l’indique, que 20 minutes pour rédiger ce journal.

Daniel



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Darbellay et les orteils

A propos d’une phobie du président du PDC suisse…

Darbellay et les orteils dans Politique pieds-sandale

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Depuis qu’il s’est découvert une fibre écologique, Christophe Darbellay, le président du parti démocrate-chrétien suisse (PDC) a une peur bleue de montrer ses orteils. Du coup, jamais il n’acceptera de porter des sandales !

On hésiterait presque à lui proposer la manière suisse-allemande de les porter, avec des chaussettes… Parce qu’il doit quand même avoir chaud aux pieds, quand il finit par prendre des vacances et décide de s’aérer quelque peu (mais jamais les pieds, seulement le torse ou les jambes). Moi qui essaie d’être quelque peu attentif à la politique dans les médias, j’ai été frappé de voir le président PDC parler particulièrement souvent de sa phobie de la sandale. Jugez plutôt :

Sur une page du site du PDC, on peut lire sous sa plume : « Je ne suis pas un écolo en sandales« . C’est sa première phrase, ce qui indique là une réelle priorité personnelle. Mais ce n’est pas tout : le 14 février 2009 (soit peu après sa conversion à l’écologie, je présume…), Christophe Darbellay énonçait déjà sa préoccupation : « Nous ne voulons pas promouvoir une politique de verts en sandales » ! Juillet 2010, rebelote à propos d’environnement et d’économie verte : « Ne laissons pas les écolos en sandales s’en occuper ! » et dans la foulée, en août 2010 :  « Le conseiller national valaisan Christophe Darbellay a également plaidé pour une Suisse qui a inscrit la durabilité en majuscules. Il entend laisser à la gauche qui prêche l’écologie en sandales et pull en laine les taxes et les interdictions« . La gauche n’a qu’à montrer ses pieds… lui ne nous montrera jamais les siens. Pudeur catholique oblige ?

Et je ne vous parle pas du nombre de fois que je l’ai entendu à la radio ou à la télévision évoquer cette aversion pour les sandales !

Vous pensiez que cette obsession avait passé ou que Darbellay avait entreprise une podopsychothérapie ? Eh bien, non. Au contraire : la phobie s’aggrave et s’intensifie. Le 9 février 2011, il évoque « le val d’Entremont, où on n’aime pas forcément les écologistes en sandales« . Un peu comme les Appenzellois qui n’acceptent pas les adeptes de la randonnue… Et les premiers jours de septembre viennent confirmer que, décidément, le président PDC persistera encore longtemps à cacher ses orteils. 1er septembre 2011 : « Nous ne faisons pas de l’écologie en sandales« . 5 septembre 2011 : « Je n’ai jamais été un écolo en sandales« .

Au fond, si  Darbellay a un jour porté des sandales, c’est quand il était enfant et surtout, longtemps avant de découvrir l’écologie. Depuis, c’est sûr, pour toujours… pas de sandales ! Vous entendez ?

Chacun ses manies et ses obsessions. Christophe Darbellay affronte donc avec courage une forme aïguë de podophobie. Jamais vous ne verrez ses pieds, c’est sûr. Et évitez aussi de montrer les vôtres, vous risqueriez d’y perdre définitivement toute crédibilité auprès de lui.

Après tout, on avait bien des politiciens xénophobes. Voici venir la nouvelle vague podophobe. Scandale !

Daniel

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